mon mari ne comprend pas ma fatigue grossesse
Cetteémission portera sur les femmes enceintes qui ne veulent pas grossir. Si : - Vous êtes enceinte mais vous redoutez de prendre trop de poids. Vous envisagez même de vous mettre au régime. - Pour ne pas grossir pendant votre grossesse, vous vous imposez un régime strict (sport, restrictions alimentaires). Vos proches ne vous
Moncerveau bouillonne, il ne comprend plus rien. Ma vie a été chamboulée, que ce soit personnellement et professionnellement. Je me suis sentie perdue, impuissante face à cette maladie et ses symptômes. Ma poussée dure depuis plusieurs semaines maintenant et je m’en remets tout doucement. Beaucoup de gens pensent que la sclérose en
Lappareil digestif du chien est plus sensible que celui de l'être humain. Pour cette raison, il n'est pas rare qu'un chien stressé ou qui change d'alimentation souffre de troubles digestifs. Mais ces symptômes peuvent aussi avoir des causes plus graves : c'est pourquoi, sans s'inquiéter outre mesure, il ne faut pas non plus les prendre à la légère.
1 Parlez avec auto-compassion, pas de culpabilité. Partagez ce qui s’est passé pour vous, calmement et sans accusations. Se plaindre est différent de critiquer ou de culpabiliser votre partenaire pour la façon dont les choses sont. Une critique est dure : «Tu m'avais dit que tu m'appelerais et tu ne l'as jamais fait.
Cettequestion, vous l'adressez à votre mari pour partager l’expérience de la grossesse, ses joies (les échographies) et ses désagréments (les nausées). Et il n’a pas l’air d’être là justement. "Les hommes ne fonctionnent pas comme les femmes dans l’expression et la gestion des émotions" Toutefois, vous nous donnez des pistes pour vous répondre :
nonton love marriage and divorce season 3. Bonjour à tous et à toutes, C'est la première fois que je post sur un forum. Alors excusez moi si le sujet a déjà été abordé ou si je ne suis pas dans la bonne catégorie. Voici mon histoire je vais essayer de faire court $🙂 , je vous avouerai que me "livrer" me stress un peu, je n'ai pas pour habitude de raconter ma vie. Bon je me lance, mon mari et moi, sommes ensemble depuis 5 ans. Nous avons débuté un parcourt PMA en 2011, je suis tombée enceinte en 2012 mais la grossesse s'est mal passée et j'ai fais une fausse couche. En 2014, nous avons déménagé pour acheter notre maison à 70 km de notre lieu d'habitation initial. J'ai démissionné de mon boulot ne voulant pas passer 4h dans les transports quotidiennement. J'ai trouvé un travail à 5 min de chez moi dans un autre domaine, puis environ 3 mois après, un nouveau collègue a intégré l'équipe. Au début je n'y ai pas vraiment prêté attention. Je parle avec tout le monde, je suis assez sociable. Les mois ont passés, une grande complicité s'est installée, nous avons quasiment le même tempérament, calme, très déconneurs .... de cette complicité est né un jeu de séduction. Des regards, des sourires, des frôlements de main, de bras et des taquineries, beaucoup de taquineries. Jusqu'au jour où il m'a invité subtilement à boire un café chez lui. Il est en couple depuis 2 ans, il vivait seul jusqu'à la fin 2015 et vient de s'installer avec sa compagne. Au mois de décembre 2015 il m'invite, en me disant qu'ensuite ça ne sera plus possible. Quelques jours plus tard je vais chez lui, bien sur en sachant très bien que ce que je fais est mal, mais la tentation étant tellement forte .... je vais chez lui, on boit un café, deux cafés et nous nous embrassons. Nous décidons ensemble d'en rester là mais avant de repartir chez moi, il me dis qu'il ne veut pas détruire son couple, qu'il n'aura pas de sentiments mais qu'en même temps il ne comprend pas ce qui lui arrive. Que je lui retourne le cerveau. Je reprend mes affaires et il veut savoir ce qu'il y a dans ma tête, ce que je ressent, ce que je pense de tout ça. Etant donnée qu'il me dit qu'il n'aura jamais de sentiments, je fais la fille au cœur de pierre. Lui disant qu'il ne saura jamais ce qu'il y a dans ma tête. Nous prenons donc la décision d'arrêter. Mais après Noël, je vais à nouveau chez lui et bien évidemment ça a été plus loin que la première fois. Depuis nous entretenons une relation assez étrange. Il a été clair, mais pourtant il se montre parfois jaloux. Me regarde d'une façon bizzarre. Plusieurs fois il a souhaité arrêter, disant que cette relation nous mènerai nul part. Il tient mais pas longtemps et fini par revenir. La même chose se passe de mon côté, je décide d'arrêter mais le manque d'être contre lui réapparaît sauf que je suis un peu plus attachée à lui que lui à moi. Je ne suis pas amoureuse du moins je ne le pense pas, mais c'est certain qu'il me plait. Il m'a avoué qu'il ressentait une attirance mais une attirance physique et pourtant parfois j'ai l'impression qu'il y a plus. Depuis les fêtes de fin d'année, il vit avec sa compagne, et maintenant c'est lui qui vient chez moi il est venu 2 fois. Entre les 2 fois ou je suis allée chez lui et lui chez moi, nous avons eu des rapports au travail. On travail dans un magasin et le soir lorsque l'on ferme qu'à 2, personne ne peut venir à l'improviste et donc personne ne peut nous surprendre. La dernière fois qu'il est venu, en fait nous étions au travail quand il m'a demandé si je pouvais payer mon café. Je lui ai dis que j'avais quelque chose à faire et s'il pouvait passer une demie heure après. Il finissait à 12h15 et moi à 12h30. J'ai fais ce que j'avais à faire, je suis rentrée chez moi plus tôt et je lui ai envoyé un message pour le prévenir. Il était quasiment arrivé chez lui, mais a finalement fait demi tour pour venir chez moi. Il habite à 20 km de ma ville. Si c'est purement sexuel, pourquoi faire demi tour alors qu'il était arrivé chez lui ? ... J'ai besoin de vos avis, de vos conseils, qu'ils fassent plaisir à entendre ou non. Je suis un peu perdue, je souhaiterai arrêter cette relation mais en même temps je n'en ai pas envie. J'ai de la tendresse, de l'affection pour mon mari mais parfois je me dis que je ne ressent plus rien, qu'il serait préférable de se séparer et pourtant je me vois mal vivre sans lui. Tantôt j'ai des sentiments pour mon amant et tantôt de l'indifférence. Je ne comprend pas vraiment son comportement, il dit aimer et respecter sa compagne, qu'il est heureux avec elle mais pourtant l'a trompe .... En attendant de vous lire, je vous remercie pour l'attention que vous aurez portez à mon histoire et désolée pour le roman $😉
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Témoignage de Oummi anonyme Il était une fois une petite oummi un peu tête en l’air qui oublia de prendre sa pilule ou plutôt qui a eu la flemme de chercher sa pilule à son retour de vacances. Au bout d’une semaine, elle retrouva sa pilule, pensant qu’une semaine d’oubli n’était pas trop grave. Deux mois plus tard, petit retard de règles et test de grossesse qui se révèle positif. MachAllah belle surprise ! Elle part consulter le médecin histoire de voir que tout va bien. Et oh surprise !!! Elle entend déjà le cœur de bébé battre et est enceinte déjà de 3 mois machAllah oui vraiment tête en l’air la maman ! Une grossesse idéale Donc 9 mois plus tard, hamdulillah une belle grossesse sans symptômes, ni nausées, ni vomissements, avec un bébé qui grandit bien .Le top du top en matière de grossesse ! Allez hop , on attaque l’accouchement J’arrive à une semaine de la DPA et commence à m’affairer pour préparer la venue de bébé mais aussi la venue de mes beaux-parents qui arrivent 3 jours avant pour me garder ma petite de 2 ans et venir m’aider car on habite dans une région loin de nos familles respectives. Deux jours avant l’arrivée de la famille, j’attaque le ménage à fond et prépare la chambre d’amis. La veille, je commence à sentir quelques douleurs mais ce n’est pas méchant ni régulier. Le jour d’arrivée de ma belle-famille, je commence sérieusement à contracter un peu plus méchamment. Je me dis Mince ! pas aujourd’hui ! Il faut que je prépare le tagine et la salade avant qu’ils arrivent ». Je me lève pour le fajr et décide d’attaquer mon tagine. Sait-on jamais ! J’en profite pour surveiller les contractions qui commencent à se rapprocher tous les quarts d’heures. Mon mari se lève pour aller au travail et là je lui dit STOP faut aller à la maternité mais avant ça je finis de faire à manger. Donc je continue de préparer tranquillement » mon repas et appelle entre temps la crèche pour qu’ils gardent ma petite fille. Tant qu’à faire je donne un petit coup de balai avant le départ. Monsieur s’interroge et me dit Euh t’es sûre que tu vas accoucher ? Car la je vois que tu pètes la forme ! » Si si t’inquiète ! Je gère les contractions. Un accouchement aisé Vers 11h00, départ à la maternité. J’appelle ma maman pour la prévenir que son 17éme petit-enfant machâAllah va bientôt débarquer. Au fait c’est un petit garçon au passage . J’arrive à la maternité sans trop de difficulté. Les contractions viennent toutes les 10 minutes et c’est encore gérable. Une sage-femme me prend en charge et me dit que le col est ouvert à 5 cm. Accouchement imminent ! La sage-femme m’emmène directement à la salle d’accouchement. Il est 12h00, et mes beaux-parents débarquent dans 15 minutes à la gare . Mon mari panique et ne sait pas quoi faire. Rester avec moi ou aller les chercher à la gare qui est à 5 minutes. Moi j’ai tranché il reste avec moi ! Il va quand même les chercher rapidement et revient hamdullilah à temps. Je demande la péridurale car les contractions ne sont plus gérables ! Shootée à la péridurale avec une grosse pensée pour celui qui a inventé cette technique, je dis à mon mari Tahya la péridurale quand même ! L’accouchement s’est bien déroulé, je pousse tranquillement et bébé arrivé à 15h17 machAllah. Un vrai moment de bonheur irremplaçable soubhnAllah. On me dépose mon petit bébé sur moi, chaud comme un petit pain et qui vite vite cherche à téter déjà machallah ! J’admire mon cadeau d’Allah et je le trouve juste magnifique… Normal c’est mon bébé ! C’est un moment inoubliable machAllah ! J’oublie tout, je déconnecte et je savoure. Jusqu’ici tout va bien… Me voici dans la chambre avec bébé entrain de dévorer un goûter » car les émotions ça creuse ! Quelques heures plus tard, ma belle-famille arrive et tout le monde est obnubilé par bébé . »Oh qu’il est beau ! oh tiens il rigole ! oh dis donc il ouvre déjà les yeux le coquin ! oh mince on dirait bien qu’il a le gros nez de sa maman lol ». Je passe une nuit tranquille avec bébé fatigué par l’accouchement et moi aussi .Le lendemain premier bain pour bébé, la grande soeur débarque à la maternité et veut rembarquer aussitôt d’ailleurs !La deuxième nuit bébé fait la java et je me décide à le donner à la pouponnière pour dormir un peu. A 6 heurea, on me ramène bébé. Il est très énervé car il a faim et moi je n’ai toujours pas ma montée de lait. Donc patience !A 12h, il se fait ausculter par un pédiatre. Hamdullilah tout va bien. Bébé est fatigué par sa nuit blanche et son ventre vide. Hamdullilah il se contente du colostrum et s’ reçois de la visite vers 17h et bébé dort toujours. Une aide-soignante vient pour prendre la température mais je n’ose pas le réveiller comme toutes les mamans. Je lui propose d’attendre encore un peu car il est trop fatigué par son manque de sommeil. Vers 19h, bébé dort toujours. Je me décide à le réveiller faut pas abuser hein ! et prend sa nickel ! Mais bizarrement bébé est complètement raplala malgré le fait qu’il soit déshabillé. J’essaye de le mettre au sein ça y est youyouyou le lait maison » est de retour mais impossible. Il dort toujours en poussant des petits gémissements. Bon je ne m’inquiète pas et le laisse en me disant Purée c’est un sacré dormeur lui ! » Des examens suspects A 21h, l’équipe de nuit débarque et s’étonne que bébé dorme toujours. Elle tente une mise au sein sans succès. Elle lui prend sa glycémie et découvre une très forte hypoglycémie. Elle décide de le prendre tout en me disant C’est rien, on va lui donner du lait énergétique qui va le rebooster ».Mon mari décide de dormir avec moi dans la chambre. Je me réjouis d’avoir une copine de chambre ! Je lui file un tee shirt XXL où il est écrit » Je suis belle en dormant » ! Bref, malgré le lait énergétique bébé est et hypotonique. Il ne pleure plus, ne bouge quasiment pas. Ils décident de garder bébé avec eux et appellent un médecin en urgence qui décide de l’hospitaliser en néonatologie. Aie aie aie je panique, je pleure et culpabilise de ne pas l’avoir réveillé ! Mince, qu’est ce qui se passe je ne comprends plus rien ! Et l’interne qui en rajoute Mais madame un bébé il faut le réveiller toutes les 3 heures ». La chef de service me dira plus tard que ce n’est pas normal qu’un bébé ne se réveille pas de lui-même pour réclamer et que ce n’est pas de ma faute. Et toc!Bébé est en néonatologie avec les prématurés, il est sous sonde, perfusé et branché à pleins de machine. Pendant une semaine, il restera comateux sans pleurer, ni se réveiller. Au bout d’une semaine bébé se réveille et pleure !!! Je suis juste trop contente. Je ne pensais pas que je serais aussi heureuse d’entendre bébé pleurer non se réveille tout doucement et reprend ses forces. On reste encore à l’hôpital 3 jours pour voir si tout va bien. Hamdulillah ses analyses sont bonnes .On ne comprend pas trop ce qui s’est passé mais bébé va bien c’est le principal. Il reste juste une analyse d’urine pour vérifier le métabolisme. Il faut attendre une semaine avant d’avoir les résultats. En attendant,on rentre à la maison avec bébé… et mes beaux-parents qui avaient fini le tagine et qui attendaient la suite ! Un retour mouvementé On rentre donc à la maison alhamdulillah. On passe de bons moments, je profite de bébé, contente de le retrouver après cette grosse frayeur alhamdulillah. Mes beaux-parents repartent dans le sud. Et une semaine plus tard, c’est ma famille qui arrive de Paris. On est vendredi matin, je me lève toute contente de revoir ma maman que je n’ai pas revu depuis un an et prépare mon tagine. Euh oui mon imagination culinaire, post-accouchement, est limitée lol. Bébé dort tranquillement et le téléphone sonne. Et la BOOMBADABOUM, un appel de l’hôpital pour me dire qu’ils ont reçu les analyses urinaires et que bébé a une maladie génétique rare du métabolisme. Je demande tout de suite quelle est la maladie et on me dit un nom barbare dont je n’ai jamais entendu parler. Et la franchement je suis effondrée, cassée en 10000 morceaux. Je ne veux pas y croire. Mon mari n’est pas là, je suis seule et je regarde mon bébé en me disant Non ce n’est pas possible, il ne peut pas avoir cette maladie. Ils se sont surement trompés ! Ils ont dû confondre ses urines avec un autre bébé, c’est sûr ! Ils vont me rappeler pour me dire que tout ça est une erreur. » Le pédiatre me dit qu’il faut ramener bébé d’urgence pour l’hospitaliser. Et là tout s’enchaîne. Le médecin m’annonce que je dois arrêter l’allaitement et nourrir bébé au lait écrémé. Impossible d’avoir plus d’informations sur sa maladie car il ne la connaît pas et bébé sera transféré vers un grand hôpital à Paris où on sera mieux informé et briefé. Bon ben le séjour fut court pour ma famille. On est tous reparti à Paris et bébé dans un hôpital spécialisé. On attend le professeur pour en savoir un peu plus. Je ne sais pas pourquoi mais j’imagine toujours les professeurs avec des cheveux blancs en pétard, perchés sur la Lune et des lunettes de Harry Potter . Bref, on est reçu par le big professeur jeune femme toute petite , douce, et gentille comme tout… j’ai eu tout faux qui nous dit que bébé a une maladie grave et lourde, qu’il sera sous régime sans graisse à vie et qu’il sera nourri la nuit par une sonde pendant 2 ans. Que c’est un enfant sujet à des comas s’il n’est pas nourri régulièrement et qui peut faire des arrêts cardiaques à la moindre fièvre. Allahouakbar Allez bimbambadaboum, je refuse d’y croire ben décidément je suis vraiment une tête de mule. La vie avec la maladie Aprees 10 jours d’hospitalisation, on revient à la maison avec cette fois-ci un bébé malade alhamdulillah. Les débuts furent bien sur un peu difficiles psychologiquement mais alhamdulillah on s’est vite habitué à notre nouvelle vie et Allah nous facilite beaucoup soubhnAllah! Mon petit bonhomme a 3 ans aujourd’hui. Il est toujours sous sonde, sous régime et avec un traitement. Il grandit bien machAllah. Comme tout enfant malade, il est très mature mais il est surtout une vraie source de bonheur pour nous. Il a une joie de vivre incroyable ! Nous attendons un autre bébé inchâAllah. Etant donné que c’est une maladie génétique nous avons un risque de transmettre la maladie à chaque grossesse à nos enfants. Suite à une amniocentèse, Allah par Sa Grandeur et Sa Sagesse a voulu que ce 3éme petit bébé soit atteint de la même maladie. Allah ouakbar Nous acceptons Son Décret et attendons avec impatience la venue de bébé pour de nouvelles aventures ! Et pour conclure à travers cet événement, alhamdulillah Allah nous a ouvert les yeux sur beaucoup de choses et nous a rappelé à l’ordre. Derrière chaque épreuve il y a un grand bienfait. Et alhamdulillah je remercie Allah pour tous Ses Bienfaits. Et je ne cesse de me répéter ce verset chaque jour qui est Parfaitement juste » Est-ce que les gens pensent qu’on les laissera dire » Nous croyons! » sans les éprouver ? Plus d’infos La maladie génétique dont il est question dans l’article se nomme l’Acidurie Glutarique de Type 2 ou Déficit Multiple en Acyl-CoA Déshydrogénase.
Idalie de BeauharnaisComtesseSujet Dans l'intimité de la nuit [PV Aymeric] Mer 14 Oct 2020 - 135 25 octobre 1166Début de la nuitLe silence régnait depuis au moins une bonne heure dans le manoir, uniquement perturbé par le crépitement des flammes qui réchauffaient les lieux et par les ronflements particulièrement sonores qu'émettait un sergent fort fatigué. Tout le monde dormait à poings fermés. Ou sa chambre, Idalie était bien éveillée. Assise sur son lit, elle contemplait les lueurs rougeoyantes du foyer, tentant tant bien que mal de ne pas fixer sa porte entrouverte ou de ne pas sursauter au moindre bruit lui paraissant inhabituel. Nerveuse, elle jouait avec ses mains, lissant parfois le tissu de l'élégant peignoir qu'elle portait par-dessus sa robe de nuit. C'était de la folie. Elle aurait dû refuser. Les jeunes femmes de bonne famille n'accueillaient pas leur futur époux dans leur chambre au beau milieu de la nuit, même pour discuter, même pour quelques baisers innocent, même si elles en avaient terriblement envie. Elle devrait fermer sa porte pour indiquer à Aymeric de ne pas entrer. C'était trop risqué. Idalie ne bougea pas d'un jeune femme se mordit la lèvre inférieure, puis expira longuement en levant la tête vers le plafond. Elle voulait partager un moment seule à seul avec Aymeric avant de l'épouser, elle souhaitait apprendre à la connaître loin des yeux et des regards des autres. Dans l'intimité de cette chambre, ils auraient la possibilité de se découvrir avant d'unir leurs vies, de se confier leurs appréhensions, leurs désirs et leurs attentes. Ils n'auraient que quelques heures, mais c'était bien plus que ce que pouvaient espérer la plupart des futurs mariés moins aventureux. C'était, cependant, un risque. Un risque à prendre...Perdue dans son observation des ombres qui dansaient sur le plafond, Idalie tressaillit en entendant la porte grincer, puis s'ouvrir avant de se refermer doucement et d'être verrouillée. La noble se leva, s'approchant de la silhouette d'Aymeric, qui sortit finalement de la pénombre pour se dessiner dans la lumière tamisée des flammes. Les mains jointes devant elle, Idalie s'arrêta à quelques pas du comte dans la pièce. Elle le regarda, puis lui sourit et baissa brièvement les yeux avec timidité avant de les relever sur lui. Bonsoir, Aymeric », chuchota-t-elle, n'osant pas parler à voix replaça avec une certaine fébrilité une mèche de cheveux qui refusait de s'intégrer à la longue tresse réalisée par Ilda pour retenir une crinière plus sauvage que les chignons laissaient entrevoir. Pour une énième fois, elle passa sa main sur le tissu de son peignoir, non sans replacer un pan de sa robe de nuit blanche derrière le vêtement. Je... Est-ce que vous... Enfin, aimerais-tu t'asseoir? », demanda-t-elle en désignant d'un geste un petit canapé où ils pourraient prendre place tous les deux. Était-ce une question ridicule? Oui, c'était idiot, ils n'allaient pas rester plantés au beau milieu de la chambre pour discuter... Je suis désolée, poursuivit-elle tout bas. Je n'ai guère l'habitude des situations de ce genre et je suis quelque peu nerveuse. Mais je suis heureuse de te voir... »Idalie réduisit la distance entre elle et Aymeric en s'avançant, puis se saisit délicatement de la main de son futur mari, comme pour appuyer ses paroles. J'ignorais si je devais préparer quelque chose, j'ai demandé à Ilda une infusion avant qu'elle me quitte, mais elle doit être plutôt froide maintenant et je n'ai pas osé sortir de crainte d'attirer l'attention. » Aymeric de BeauharnaisComteSujet Re Dans l'intimité de la nuit [PV Aymeric] Dim 18 Oct 2020 - 1143 Tiens, ça faisait un moment qu'il n'avait pas été aussi nerveux. Depuis qu'il a demandé Idalie en mariage, tiens, s'il faut être précis. Et la configuration actuelle n'est pas pour l'aider à retrouver son calme. Oh, certes, on pourrait imaginer que retrouver sa fiancée peu avant le mariage, la nuit, alors qu'elle lui a demandé de ne pas brusquer les choses et d'attendre la nuit de noces ne doit pas aider quand on ne fait que rêver à ce moment où ils verront le loup, mais non, c'est encore plus simple que cela. Aymeric est un solitaire et il se sociabilise. Faute de choix avec sa fille qui a besoin de lui et n'a pas de mère, faute de choix encore en raison de son statut qui fait qu'on l'interpelle souvent, c'est qu'être Comte confère une certaine visibilité, mais surtout parce que depuis la veille vivent ici beaucoup trop de gens. Outre sa fille et son personnel à lui sont venus s'ajouter Idalie et son personnel à elle, le frère d'Idalie qui paraît heureux comme tout entouré d'animaux, c'est clair qu'ils se ressemblent, et Apolline et son personnel. Ce qui fait, en gros, que le domaine où il vivait quasi seul, ajoutons forcément Alix, Guillaume et l'érudite, est devenu un hôtel fréquenté. Et comble du bonheur, la Comtesse Apolline de Pessan en profite pour l'interroger sur les affaires et les projets, avec des chiffres, des explications, le pourquoi de ses choix et aussi des réflexions sur les jeux de cour, les intrigues, bref, tout ce qui fiche un mal de crâne à notre stoïque sans surprise, du moins pour Alix qui commence à connaître l'animal, que le Comte a "fui" en journée pour aller chasser et qu'il a poliment refusé que Zephyr l'accompagne, sous prétexte qu'il est plus à l'aise seul. Et il est revenu avec du gibier, ce qui garantit un chouette repas pour le lendemain. C'est que du canard, ça ne se mange pas tous les jours. Aymeric est un chasseur émérite mais, et il le reconnaîtra lui-même, trouver du gibier est à la portée du premier imbécile venu tant le gibier pullule. Et le gibier pullule parce qu'il faut avoir un solide grain que pour oser sortir pour chasser, alors que la Fange existe. Mais Aymeric préfère affronter la Fange que la foule. Fut une époque, avant la Fange, ou chasseurs officiels et contrebandiers luttaient pour trouver une proie et désormais, le gibier est surpris de croiser un chasseur. Les choses ont changé tellement vite...Après avoir retrouvé l'air pur, la solitude et l'excitation de la chasse, Aymeric a l'esprit plus clair et il a bien failli s'endormir. Sauf qu'il n'a pas oublié qu'il allait rejoindre bientôt Idalie. Et là, le cerveau s'est mis en branle. Alors, certes, il faut la préserver, donc faire qu'elle reste vierge pour la nuit de noces. Mais voilà, aux yeux des Trois, où est la limite. Peut-il la toucher, lui prendre la main ? L'embrasser ? sur la joue ou les lèvres ? Ailleurs ? A qui pouvait-il poser la question ? La voir dénudée avant le mariage est-il une faute ? S'ils ne se touchent pas, peuvent-ils se regarder ? Et d'autres questions qui feraient rougir même une veuve, donc qui a connu le loup. Et forcément, en s'interrogeant, il l'a imaginée. Et forcément, cerveau embrumé par ces questions, le sommeil est passé. Et la maisonnée lui semble désormais suffisamment silencieuse et les gens suffisamment endormis, surtout Zephyr, pour qu'Aymeric rejoigne constat et déception. Outre sa robe de nuit, Idalie porte un peignoir pour lui tenir chaud. Il avait été clair, pourtant. Mais c'est un sourire qui accompagne ce constat, Idalie est prude. Ou timide. Ou frileuse. Ou les trois, d'ailleurs. Et alors qu'elle lui parle, il ajoute deux bûches dans l'âtre. Lui aussi a un peignoir, et un caleçon long, pour ce qu'on peut en voir. Mais il avait un couloir froid à traverser et claquer des dents n'aurait pas été de prime Bonsoir !Chuchote-t-il enfin en fermant et verrouillant la porte, puis en faisant signe à Idalie de s'asseoir sur le canapé, non loin du feu. Il l'y rejoint, pose une main sur sa nuque et l'embrasse, d'un baiser pas chaste du tout, laissant sa main vagabonder sur son dos à elle. Et si elle n'avait été assise, possible qu'elles soient parties à la découverte de son fessier. Il était donc prudent de l' Si je ne vous avais embrassée, je n'aurais songé qu'à cela et il fallait que je puisse revenir à de meilleures dispositions. J'aimerais vous connaître sans chignon. De nuit, cela ne semble pas être une demande trop... excentrique !Il se recule, il lui a promis qu'il n'était pas venu pour la bagatelle mais pour qu'ils se découvrent et il y a des choses qui peuvent se dire maintenant et qu'il ne dira pas devant un chaperon ou un Hier, vous m'avez confié vouloir que les Trois bénissent notre union pour qu'une flopée de gamins s'égaillent dans cette maison. Et ne doutez pas un seul instant que je puisse imaginer que vous ne soyez pas une maman fantastique et pleine d'amour pour ses enfants. Et ne doutez pas que je serai ravi d'avoir un ou plusieurs héritiers, puis d'autres Alix, que j'aurais la chance de connaître depuis tout petit. Mais...Tiens, il a cru que ce serait plus facile...- Je vous ai dit aussi que je voulais vous épouser même si vous ne pouviez me donner un héritier et cela reste vrai. Pas que je veuille vous priver de ce bonheur. Mais j'aurais moins peur. Vous l'ignorez peut-être, ou peut-être pas, d'ailleurs, mais ma mère est morte en me mettant au monde et que je le veuille ou non, cela m'a profondément marqué et me marque encore. D'autant plus que mon épouse est morte aussi alors qu'elle était sur le point d'accoucher. Elle a fui le domicile conjugal et a disparu, difficile de dire si sa mort est liée à l'accouchement ou à la folie qui parfois s'empare des femmes colères légendaires, des sautes d'humeur, un besoin irrationnel de protection avant un rejet total du compagnon, certaines femmes passent par ça et feue son ex épouse n'était pas très saine Je suis né chétif également, les soigneurs de l'époque estimaient que je ne pourrais pas survivre. Ma respiration était difficile et j'ai été sujet à des fièvres et des fluxions de poitrine durant mes premières années, ce qui fait qu'on m'a gardé enfermé un long moment. Mes sorties se faisaient lors des chaleurs estivales, mais pas trop longtemps et j'ai vécu longtemps dans des pièces, un peu comme celles-ci, surchauffées. Autant dire que quand en grandissant j'ai recouvert mes forces, ma seule idée était de courir dehors. Mon amour de la nature et des espaces verts vient de là. Je voyais un monde inaccessible par les fenêtres et pouvoir le rejoindre m'a libéré. L'absence est à l'amour ce qu'est le feu au vent, il éteint le petit et agrandi le a des étincelles en lui contant cela et Idalie pourra le réaliser, quand il lui a dit qu'il voulait partager une intimité avec elle, il parlait bien de secrets maritaux et pas juste de sexualité, même si le sujet sera certainement Pendant ces mois de convalescence où je suis resté cloîtré, mon père, qui me reprochait la mort de ma mère, n'est quasi jamais venu me voir, ou par obligation. C'était un homme qui ne montrait pas vraiment son affection, pas même envers mon aîné, mon jumeau, bien mieux né physiquement que moi. Adulte, il était solide comme un ours en pleine possession de ses moyens et petit il surclassait des enfants plus âgés que lui. Alors que moi, désormais, ne suis juste que dans la moyenne basse sur le plan physique. Je ne suis plus rachitique, mais je reste fin et petit pour un homme. Notez, je ne m'en plains pas, la force n'est pas la seule qualité qui définit un homme. Je mise sur ma souplesse et mon agilité, ma discrétion aussi. Et je peux botter le cul d'un il se sent viril et n'a foncièrement pas à en douter. D'ailleurs, il la regarde à nouveau juste sous les yeux, mais finit par renoncer à l'embrasser, pour reprendre son Quand comme moi on a grandi en solitaire, avec un père qui n'éduquait que son frère, laissant à son cadet les restes, cadet qui par ailleurs ne vouait pas un amour immodéré pour la lecture, on finit par aimer la solitude. Alors, quand on "propose" à un solitaire amoureux des forêts de devenir un prêtre cloîtrer dans un Temple, il ne faut pas s'étonner que ledit solitaire rejette la proposition. Prêtre est une magnifique vocation, prestigieuse et si un de nos enfants souhaite le devenir je l'y encouragerai, mais clairement, cela ne remplissait pas mes aspirations. Et devant mon refus, conseillé en cela par un érudit, mon paternel a décidé de me retirer mes privilèges de noble et de faire de moi son laquais. Convaincu que la condition d'un homme du peuple me ramènerait vers le droit chemin et me ferait réaliser que finalement, prêtre, c'était pas mal, j'ai été confié au palefrenier de mon père, qui était aussi son ami car ils avaient le même âge et une passion pour les chevaux de combat Guillaume, que vous avez vu en venant. C'est lui qui conduisait la intéressant, puis Guillaume a l'art de faire bonne impression. Début cinquantaine mais toujours bon pied bon oeil, amoureux des chevaux dont il s'occupe merveilleusement bien, discret et compétent, puis naturellement bienveillant, les gens l'aiment bien, naturellement. Même Mathilde l'a apprécié de suite, reconnaissant en lui les valeurs des hommes de la terre. C'est un éleveur, un dresseur de chevaux et il ne s'est jamais renié. C'est d'ailleurs le seul "employé de maison" au service de son père qu'Aymeric a repris à son service dès qu'il est officiellement devenu l'héritier. L'autre, c'est le forgeron, qu'Aymeric ne connaissait pas mais qui lui est immédiatement apparu comme très Mais à la surprise générale, la mienne incluse, être laquais m'a plu. S'occuper des animaux, se dépenser, faire briquer des armes, apprendre l'arc, nettoyer une armure, ben, j'ai adoré. Le paternel a bien songé à me faire entrer dans les ordres par la force, mais quelqu'un d'avisé lui a fait remarqué qu'un cadet officier archer pouvait avoir grand intérêt, soit pour la guerre, soit pour épouser la fille d'un vassal ou d'un allié et agrandir les possessions de la maison et le paternel a fini par me laisser apprendre le métier. D'abord palefrenier, car il ne tenait plus à m'avoir dans les pattes, ensuite officier archer. J'ai fini par apprendre la chasse aussi, avant de partir chasser seul pour nourrir mes collègues ouvriers travaillant pour le Comte. Je ne me voyais plus comme "fils du Comte" et les autres non plus, vu qu'on pouvait me donner des ordres sans que je ne m'en offusque, mais je conservais quelques privilèges, sans même le réaliser. Entre autre le fait que je n'étais pas considéré comme un braconnier, même si dans les faits je l' sourire, qui fait qu'on peut comprendre que la relation avec son père était plus ambiguë qu'elle ne semblait l'être au Je n'ai appris qu'à sa mort, et pas par lui, que mon père était fier de ce que j'étais en train de devenir et qu'on partageait des valeurs proches, dont le respect de la terre et du travail bien fait. Je n'étais pas pédant, lui non plus, amoureux de la nature, plutôt droit comme garçon. On ne m'a pas surpris à voler, tricher ou mendier. Ma gamelle, je la méritais. Puis vint l'époque où les choses sont rentrées un peu dans l'ordre, j'ai pu rejoindre une chambre dans la maison, car de palefrenier, on allait m'apprendre le métier d'officier. Mon aîné n'était pas ravi de ma "promotion" et m'a cherché noise. Vu nos gabarits, au début il m'a dominé et cela lui suffisait. Il prouvait qu'il était l'héritier. Sauf que j'ai appris qu'avec une brute, il fallait rester hors de distance de ses bras, qu'une fois capturé la cause était perdue, et j'ai appris le combat par l'équilibre, l'esquive, moins chevaleresque, sans armure, en légéreté et j'ai pris l'ascendant un soir, ce qui l'a mis en colère. La nuit, il m'a surpris dans mon sommeil et a pris une dague pour me crever un œil. Avec un seul œil, plus d'archer. Un réflexe salvateur et un coup dans les valseuses m'a permis de m'en sortir avec juste une profonde cicatrice sous l’œil. Et alors que j'espérais que mon aîné soit sanctionné, mon père a pris parti pour lui. C'était lui, l'héritier. J'ai quitté la maisonnée le lendemain pour rejoindre le duché du Morguestanc, le duc étant le supérieur de mon père, pour rejoindre sa milice. Je n'étais plus Aymeric de Beauharnais, cadet du Comte, mais juste Aymeric Beauharnais, adolescent et milicien archer. J'ai dû faire mes armes pour être accepté. La suite est connue. Mais si on comprend ceci, on comprend aussi un peu qui je suis. Et finalement, officier archer, je le suis devenu, sans avoir bénéficier de mon titre, par moi-même. Et j'ai la faiblesse de croire que j'étais perçu comme un bon doit mieux comprendre désormais qui est son fiancé et pourquoi, par exemple, il a fui la maison pour aller chasser alors qu'il y avait du monde. Et aussi pourquoi il est rustique et peu porté sur les études ou les intrigues. Il a un sourire Qu'est-ce qui, dans votre passé, explique ce que vous êtes aujourd'hui. Comment avez-vous été élevée ? Pourquoi êtes-vous aussi fusionnelle avec Zephyr ? J'ai envie que vous vous dévoiliez à moi. Et que vous ôtiez ce peignoir, aussi. Il y a d'autres aspects de vous qu'il me plairait de deviner. J'ai envie de vous voir en toute simplicité, avec juste ce qu'il faut pour conserver une certaine pudeur. Mais promis, je vous écouterai. Et j'aurai d'autres questions, plus... euh... comment dire... "maritales" ? N'hésitez pas à m'interroger, autant le faire avant d'être marié. Je ne veux pas que vous vous sentiez trompée sur la marchandise, si tant est que je puisse être considéré comme tel. Mais nous allons partager, je le souhaite, de nombreuses années, jusqu'à ce que la mort nous sépare. Idalie de BeauharnaisComtesseSujet Re Dans l'intimité de la nuit [PV Aymeric] Lun 19 Oct 2020 - 254 Si Idalie ne savait trop comment agir dans cette situation particulière, Aymeric, lui, ne s'embarrassa d'aucune convenance, venant simplement la rejoindre sur la canapé pour lui offrir un baiser passionné. Idalie fut parcourue d'un long frisson, toujours surprise par la sensation que faisait naître le contact des lèvres d'Aymeric contre les siennes. Dans un geste naturel, elle posa une main contre le torse de son futur époux, se laissant porter par ce baiser auquel elle songerait probablement mille et une fois lorsqu'elle se retrouverait mit fin à leur étreinte, Idalie se recula, le rose aux joues. Elle se sentit rougir légèrement davantage à la demande du comte, qui souhaitait la voir les cheveux libres. C'est une tresse, Messire, pas un chignon », se moqua-t-elle gentiment, ne changeant pour l'instant rien à sa sourit doucement à Aymeric, puis s'installa plus confortablement sur le canapé pour l'écouter, s'accoudant contre le dossier et laissant sa tête reposer contre sa main. Tournée vers lui, elle ne le lâcha pas du regard, attentive à chaque mot qu'il prononçait. Le comte n'avait pas perdu de temps pour entrer dans le vif du sujet, mais elle n'en était pas gênée, ayant rapidement compris qu'Aymeric allait toujours droit au but. C'était, à ses yeux, une bonne chose, en particulier en cette nuit où ils ne disposaient que de quelques heures pour apprendre à se connaître et être de ses déclarations la surprirent. Avoir des héritiers n'était pour lui pas une priorité, et il lui avait déjà mentionné vouloir la garder pour épouse même si elle s'avérait infertile. Elle était cependant étonnée d'apprendre qu'il était craintif à l'idée de la voir succomber à une grossesse, notamment en raison d'événements de son passé. Tout en le laissant continuer, elle posa une main rassurante contre la sienne. Elle voulait de devenir mère, mais cette décision revenait à Serus. Elle se sentait toutefois forte, assez pour porter les enfants de son mari. Si Serus lui accordait le bonheur d'un de plusieurs bébés, elle mettrait tout en œuvre pour éviter le pire. Aymeric pouvait en avoir la n'avait pas menti en lui disant vouloir s'ouvrir à elle. Pendant les quelques minutes où il parla, elle apprit à le voir sous un nouveau jour, le suivit au cours de sa vie d'enfant chétif et solitaire rêvant du monde, d'adolescent reconverti en laquais par son propre père, de chasseur et de guerrier. Elle fut horrifiée par l'histoire se cachant derrière sa cicatrice au visage et sentit la colère la secouer brièvement en songeant que son propre frère avait pu s'attaquer à lui ainsi. C'était, pour elle, un acte inimaginable. Le récit d'Aymeric terminé, Idalie se vit retourner la question... et ne put s'empêcher de rire tout bas quand il lui reprocha le port de son peignoir, puis lui donna la permission de lui poser des questions d'ordre plus maritale ». Je crois que j'aurai des questions, oui, dit-elle tout bas. Je sais certaines choses, évidemment, mais... je veux vous plaire. Je souhaite que nous soyons bien ensemble, que ce soit lorsque nous sommes en famille, avec Aix, ou lorsque nous nous retrouvons tous les deux. »Idalie baissa les yeux avec timidité, puis les releva sur Aymeric. Elle lui sourit et, après une courte pause, dit finalement Une chose à la fois. »Sur ces mots, elle consentit à dénouer sa tresse et à libérer ses cheveux, qui tombèrent alors en longues cascades dans son dos. Ainsi détachés, ils lui donnaient un air indomptable difficile à soupçonner derrière les chignons soignés qu'elle arborait normalement. Par réflexe, elle replaça quelques mèches, tentant de ne pas trop se montrer intimidée, de se dire que ce n'était pas pire que de se laver les cheveux devant de parfaits inconnus aux thermes. En fait, si, c'était pire, car elle voulait plaire à Aymeric. Elle voulait qu'il la trouve jolie, même lorsqu'elle ne portait pas de belles parures ou que sa coiffure n'était pas soignée. Même s'ils allaient se marier, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir habitée par la crainte de ne pas être assez pour lui, par la peur qu'il se détourne d'elle pour s'enticher d'une femme plus belle ou expérimentée. Elle avait déjà été abandonnée pour une autre par le passé, après tout... J'ai été élevée à Auvray, en campagne, commença-t-elle, ne retirant pas son peignoir dans l'immédiat, connaissant assez les hommes pour savoir qu'il ne serait pas totalement attentif si elle le faisait. Je suis la plus jeune de quatre, mes frères, Zephyr et Ulrich, étant nés treize ans avant moi et ma sœur, Gracianne, ayant deux ans d'écart avec moi. J'ai grandi dans une famille très unie malgré ces écarts d'âge. Mes parents étaient stricts, mais bienveillants. J'ai eu beaucoup de chance. »Idalie sourit avec une certaine nostalgie. Être au Labret, loin de la ville, lui rappelait, malgré l'omniprésence de la Fange, cette enfance et cette vie qui lui semblaient maintenant bien lointaines. J'étais destinée à rejoindre la cour royale, vous savez? dit-elle. J'ai reçu toute l'éducation nécessaire pour intégrer les nobles adeptes d'intrigues, mais je ne me suis jamais sentie interpellée par cette vie remplie de bals, de faste, de mondains. J'ai toujours préféré la tranquillité de la campagne, la bonne humeur des villageois, les soirées simples passées à jouer aux cartes et à jouer de la musique. Gracianne, elle, rêvait d'être une grande dame, alors nous avons décidé, avec l'accord de nos parents, d'échanger nos places. Je suis restée à Auvray. Je sentais que c'était ma place, d'autant plus que nous venions de perdre Ulrich à la guerre. Je sentais que je devais prendre soin de ma famille et des gens qui comptaient sur nous. »Idalie marqua une pause et réfléchit avant de reprendre Zephyr et moi avons toujours été proches, mais je crois que notre lien s'est renforcé après la mort d'Ulrich et le départ de Gracianne. Il ne restait que nous deux et c'est en quelque sorte naturellement que nous avons commencé à prendre soin l'un de l'autre. Notre lien est une bénédiction des Trois, car j'ignore ce que j'aurais fait sans lui lorsque la Fange est arrivée. »Idalie se tut un instant, jouant légèrement avec ses mains, baissant momentanément le regard. Je culpabilise souvent d'avoir échangé ma place avec Gracianne, car elle aurait sans doute survécu si elle était restée à Auvray avec Zephyr... Je sais que je ne pouvais prévoir une telle tragédie, mais je ne peux m'empêcher de m'en vouloir. Il est difficile de concevoir qu'Anür a préféré la rappeler, elle plutôt que moi, et qu'elle m'a même donné une nouvelle chance à Marbrume. »Idalie reposa son regard dans celui d'Aymeric et expliqua L'hiver de notre arrivée entre les murs de la ville, j'ai été frappée par une violente fièvre et nous avons tous cru que je ne m'en sortirais pas. Anür m'a accordé sa clémence encore une fois, peut-être parce que Zephyr avait encore besoin de moi. Peut-être parce qu'elle savait que je viendrais ici, auprès de vous... Je n'en sais rien. Mais je lui en suis infiniment reconnaissante. »Idalie sourit avec tendresse à Aymeric. Je suis une personne simple, Aymeric. J'ai besoin de peu pour être heureuse une famille aimante, un toit sur ma tête, un repas sur ma table. J'aime le grand air, j'aime remplir la maison de mille et un chants, j'aime apprendre et enseigner, prendre soin des autres, raconter des histoires au coin du feu, me permettre quelques espiègleries. Il m'arrive de dire tout haut ce que je devrais penser tout bas lorsque je me sens en confiance, de faire de gros yeux devant une imprudence ou une blessure, de faire la tête lorsque la maison est mal entretenue. J'ignore si je le dois à mon passé, mais je suis ainsi. Et je prie pour que cela vous plaise. »Après une courte hésitation, elle retira finalement son peignoir, sous lequel elle portait une robe de nuit blanche de bonne facture. Intimidée, elle évita un instant le regard d'Aymeric, prétextant de déposer soigneusement le peignoir sur l'accoudoir près d'elle. Elle n'était pas nue, mais elle se sentait pas moins exposée sous ce tissu qui laissait deviner ces formes qu'aucun homme n'avait réellement vues encore. Je veux vous plaire, continua-t-elle en reportant son attention sur Aymeric, chuchotant toujours. Je veux que vous... Je veux que tu me dises à quoi ressemble un moment parfait avec ton épouse et pas uniquement un moment charnel, même si... Enfin, je veux savoir ce que tu aimes de ce côté aussi, car je n'ai évidemment jamais connu d'homme. »Elle se tut pour le laisser répondre, mais ajouta au dernier moment Pourrais-je te voir aussi? Sans ton peignoir, pas... le reste, pas maintenant. » Aymeric de BeauharnaisComteSujet Re Dans l'intimité de la nuit [PV Aymeric] Mar 20 Oct 2020 - 1006 Quand elle l'informe que c'est une tresse et non un chignon, Aymeric hausse les épaules, indiquant par ce biais qu'il s'en fout un peu. C'est un truc de fille, ça, et lui n'aura jamais tresse ou chignon. Mais c'est le genre d'information qui pourrait plaire à Alix. Enfin bref, Idalie ne doit pas trop compter sur Aymeric pour avoir des avis autorisés sur les toilettes, les coupes de cheveux et autres fadaises. Sa précédente épouse a bien tenté de l'éduquer en ce sens, en vain. Aymeric, en matière de vêtement, aime ceux qui le laissent libre de ses mouvements et pas trop voyant. Seules ses tenues "endimanchées" sont colorées et si elles lui vont bien, Aymeric préférera toujours les tenues qu'il porte pour aller chasser. Par contre, il soulève un sourcil quand elle lui dit qu'elle sait certaines choses sur l'intimité du Je m'excuse par avance parce que je me doute que je vais vous entraîner sur un terrain glissant, mais nous devrons en parler de toute manière, puis cela fait partie des choses dont nous devons discuter, parce qu'entre autres je tiens à ce que notre nuit de noces soit réussie. Aussi, quand vous dites que vous savez certaines choses... Que savez-vous exactement ? Et n'hésitez pas sur les détails. Quelles choses vous attirent ou vous inquiètent parmi les choses que vous savez ? Et accessoirement, cela me permettra aussi de découvrir un peu les choses que vous ignorez, j'imagine. Puis ces connaissances sont théoriques ou y-a-t-il eu une certaine pratique ? Par jeu dans l'enfance ou un garçon qui vous a plu, plus jeune ? Voire un attrait pour les femmes ? C'est le bon moment pour en parler si vous avez des attirances, nous partagerons une certaine ne lui dira pas qu'il n'a pas d'attrait pour les hommes, histoire de ne pas la bloquer si elle devait en avoir pour les femmes. Mais cela pourrait être plus problématique si elle n'était attirée que par les femmes, évidemment. Mais il pense que ce qu'elle lui a dit dans la taverne sur le port était vrai. Il l'inspirait. Donc si en plus d'un attrait pour lui ou les hommes en général elle a un attrait pour les femmes, ils géreront cela. Il reste coi en la découvrant cheveux défaits et sourit - Il y a là un côté plus brut, plus sauvage, on dirait une femme différente. Terriblement attirante aussi. Je sens qu'il me plaira de vous regarder dormir, la nuit...Les informations suivantes, Aymeric les écoute religieusement. Donc, elle était destinée à être mondaine mais se sentait plus maternelle et a pu échanger sa place avec sa sœur, qui avait, elle, des aspirations plus mondaines que familiales. Lorsqu'elle dévie sur la Fange et sur Anur, Aymeric comprend beaucoup trop Je me suis souvent posé les mêmes questions avec les circonstances de ma naissance, mes maladies infantiles, ma marque sous l’œil, les hommes que j'ai perdus comme coutilier ou mon absence liée à une blessure lors de la reprise du Labret. Et la seule réponse que j'ai trouvée est qu'on ne peut deviner les desseins des description du bonheur vu par Idalie convient bien à Aymeric, à un détail Votre vision du bonheur rejoint assez la mienne, à un détail près... Le chant... Même si votre voix pourra m'apparaître comme envoûtante, je ne suis pas convaincu de supporter mille et un chants, tous les jours. Il y a des moments où un chant pourra m’égailler le cœur et l'esprit, il y en a d'autres où cela m'insupportera. Tout comme, j'imagine, vous serez parfois ravie de me voir courir dans la maisonnée et faire l'équilibriste pour maintenir mon entraînement à niveau, les jours de pluie et qu'un autre jour cela vous semblera insupportable. Il nous appartiendra de faire un effort, soit en stoppant nos activités, soit en prenant sur nous. Oh, et vous aurez parfaitement le droit de me dire que je vous insupporte les jours où ça arrivera. On aura chacun nos domaines de compétence et pour certains, vous serez la chef, Idalie. Juste, en public, je reste le l'a dit en haussant les épaules. Il veut bien être moderne, il veut bien lui faire confiance, mais si on le considère comme "faible", cela nuira aussi aux affaires et cela, Idalie le comprendra sans aucun doute. Quoi qu'à cet instant précis où il ne porte plus qu'une chemise de nuit qui laisse deviner quelques trésors appétissants, le cerveau d'Aymeric bugue. "Moment parfait, pas uniquement charnel" est à peu près la seule chose qu'il a Moment parfait ? Mais...Ah elle a une autre demande, que lui aussi soit en peignoir. Ce qui fait qu'elle le verra torse nu et avec un caleçon long. Il n'est pas particulièrement pudique puis il sait qu'il a retrouvé un beau corps athlétique depuis qu'il vit aussi. Il mange bien sans manger trop car il est vite rassasié et retaper une pareille "bicoque" l'a resculpté. Mais cela suffira-t-il pour lui plaire ? Aymeric défait son peignoir, le dépose sur le canapé puis prend la main d'Idalie pour l'attirer à Il y a des dizaines de moments parfaits. Et on en a déjà vécu quelques-uns. Au bal par exemple...Et il l'entraîne dans un petit pas de danse, il n'a visiblement pas oublié le cours qu'elle lui a donné. Mais il interrompt la danse pour se glisser dans son dos et poser les mains sur son ventre à elle, l'enlaçant comme pour un Le moment qu'on partage ici est parfait ou pas loin. Et j'avoue que les gestes de tendresse, depuis que j'ai Alix, j'ai appris à en donner et en recevoir. Je n'avais pas connu ça avant. Cette petite m'a bondi dans les bras et j'y ai pris goût. Alors, si avec elle je n'ai que des gestes tendres, avec toi ils pourront être coquins...Il tire un peu sur le décolleté de la chemise de nuit et Idalie pourrait imaginer qu'il regarde ses seins, mais comme il l'embrasse dans le cou au même moment, il s'est lui-même bouché la vue. Mais la main qui s'est posée sur la cuisse d'Idalie est belle et bien présente, et elle commence à remonter, entraînant la chemise avec elle...- Ou témoigner d'une envie très claire...Et il interrompt son geste, pour embrasser à nouveau Idalie ou niveau du cou, puis de l'épaule, puis de la Et pour ce qui est du charnel, je dois encore le découvrir... avec toi. Chaque femme que j'ai connue était différente et m'offrait des moments différents. Il en ira de même avec toi, surtout si on se fait confiance, comme là... Et que tu m'aides à te inspire profondément, il pousserait bien son avantage, là, pour la troubler plus encore et lui faire oublier ses promesses, mais il tient vraiment à la comprendre, à savoir ce qu'elle sait, ce qui l'attire, ce qui l'effraie, pour partir à sa conquête, la découvrir et avoir déjà les pistes pour la satisfaire, et plus que cela, le soir de la nuit de noces, et les jours et années qui suivront. Idalie de BeauharnaisComtesseSujet Re Dans l'intimité de la nuit [PV Aymeric] Mer 21 Oct 2020 - 000 Aymeric posait beaucoup de questions, voulait savoir ce qu'elle connaissait de l'intimité que partageaient un homme et une femme, si elle avait déjà fait quelques explorations, et même si elle avait un certain attrait pour les femmes. Elle rougit avec une certaine pudeur, quelque peu intimidée par l'abondance d'informations que lui demandait le comte. Je... J'y reviendrai sous peu, laissez-moi d'abord vous parler du reste », réclama-t-elle avant de prendre la parole pour lui résumer son enfance et son lien avec son l'écouta avec une visible attention, même s'il ne manqua pas d'émettre un commentaire sur sa chevelue défaite – un commentaire qui éveilla sa timidité tout en la ravissant. Il comprenait son sentiment concernant sa soeur et ses questionnements et semblait également partager sa vision du quotidien... sauf qu'il ne souhaitait pas l'entendre chanter constamment. Elle pouffa face à cette réaction inattendue, mais prit tout de même note de prêter une attention particulière à l'humeur d'Aymeric avant de jouer aux grandes chanteuses dans le manoir. Et je te le dirai, répondit-elle lorsqu'il mentionna qu'elle aurait parfaitement le droit de lui dire qu'il l'insupportait aussi. Avec toute ma tendresse. Quant au reste... Je sais. »Elle sourit calmement. Elle n'avait pas l'intention de faire honte à Aymeric en public en s'opposant à lui. Elle savait comment ce monde tournait et elle savait que les hommes ne détestaient rien de plus que de voir une femme les confronter devant leurs pairs. Non, si elle voulait dire quelque chose, elle attendrait d'être seule avec lui, de pouvoir discuter librement avec lui. Il serait plus retira finalement son peignoir et demanda à Aymeric s'il pouvait faire de même. Contrairement à elle, il n'hésita pas à se dévoiler et à satisfaire sa curiosité. Elle tenta de ne pas l'observer avec trop d'insistance – même si elle ne lui avait pas demandé d'enlever le vêtement pour regarder ailleurs -, mais ne réussit qu'à moitié. Il était athlétique, taillé au couteau sans être excessivement musclé, un peu comme elle l'avait imaginé... car elle l'avait imaginé, oui. À une ou deux reprises. Au était toute à sa contemplation à peine subtile au moment où Aymeric se saisit de sa main pour l'attirer à lui et lui faire exécuter quelques pas de danse. Elle sourit avec bonheur en voyant qu'il n'avait pas oublié sa leçon, encore plus lorsqu'il lui avoua considérer cet instant comme étant parfait. La danse prit rapidement fin, mais il ne la quitta pas, glissant plutôt dans son dos pour l'enlacer. Elle frémit, son cœur se mettant à battre la chamade. Elle rata quelques mots de sa réponse quand il laissa sa main explorer son vente, oublia qu'elle devrait probablement dire quelque chose il commença à embrasser son cou. Chaque contact était nouveau et faisait naître en elle des sensations qui lui étaient jusqu'ici inconnues. Je... », tenta-t-elle, le tissu de sa robe de nuit remontant contre sa cuisse avant de retomber fallait garder la tête froide, il ne devrait même pas être ici avec elle, elle ne devrait pas être ainsi en robe de nuit devant lui et, lui, torse nu devant elle... Elle savait qu'ils devaient faire preuve de retenue, mais elle n'avait pas envie qu'il cesse de la toucher pour autant. Elle ne voulait pas aller trop loin, mais elle avait l'impression, en étant touchée ainsi, de découvrir un monde dont elle avait été privée trop longtemps. C'était un sentiment étrange, à la fois agréable et qui avait pratiquement retenu son souffle, caressa du bout des doigts le bras d'Aymeric qui l'enlaçait, puis se retourna dans son étreinte pour lui faire face. Elle le fixa dans les yeux, puis laissa son regard vagabonder sur ses lèvres et ses épaules. Bien sûr que je veux t'aider à me découvrir, souffla-t-elle. J'aurai cependant besoin que tu me guides, que tu me dises si... enfin, ce que je fais te plaît. » Aymeric de BeauharnaisComteSujet Re Dans l'intimité de la nuit [PV Aymeric] Mer 28 Oct 2020 - 1540 Il l'a écoutée, quasi religieusement et s'il a souri après son léger baiser, la phrase qui s'ensuivit n'était sans doute pas celle qu'elle attendait - J'aime beaucoup votre manière d'être et de faire, mais par moment, vous êtes exaspérante, Idalie...Il lui prend les mains, les joint, émet un soupir tendre et ajoute - Mais je présume qu'on peut mettre cela sur le compte de votre inexpérience et de votre éducation. Aussi vais-je vous expliquer un peu ce que je sais, mes envies et mes attentes vous concernant. Et j'ose espérer que vous pardonnerez mes manières parfois trop militaires, mais cela fera partie des choses auxquelles il faudra vous habituer, tout comme il me faudra m'habituer à ce que dans l'intimité aussi, vous continuiez à porter un masque... Idalie de BeauharnaisComtesseSujet Re Dans l'intimité de la nuit [PV Aymeric] Mer 28 Oct 2020 - 2311 Par moments, vous êtes exaspérante, Idalie... Aymeric l'avait dit avec tendresse, en lui saisissant doucement les mains, mais Idalie fronça tout de même légèrement du nez. Encore un peu plus lorsqu'il lui dit qu'il devrait sans doute s'habituer à la voir porter un masque dans l'intimité également. Ce n'était pas ce qu'elle souhaitait, au contraire. Mais sans doute n'était-elle pas assez franche encore, sans doute faisait-elle preuve d'une trop grande pudeur à ses yeux. Malgré la liberté d'expression qu'il lui accordait volontiers, elle craignait encore de faire un faux pas, de dire un mot de trop qui lui coûterait ce mariage et jetterait la honte sur le nom d'Auvray. C'était probablement idiot, elle en avait conscience. C'était cependant ce qu'elle avait, comme toute jeune femme de bonne famille, appris. Ces conventions étaient maintenant un obstacle face à un comte non conventionnel. Aymeric de BeauharnaisComte Idalie de BeauharnaisComtesse Aymeric de BeauharnaisComte Permission de ce forumVous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bienvenue dans ce nouvel article de mon podcast sur l’alimentation, La pleine conscience du pouvoir ». Je vous propose de découvrir le témoignage d’Emélie, qui va nous parler hypnose et perte de poids… mais sans pour autant vanter les mérites de l’hypnose pour maigrir. Il s’agit plutôt vous commencez peut-être à connaître mon podcast 😉 de se réconcilier avec la nourriture et de faire la paix avec son corps et avec son image corporelle. J’ai eu la chance de l’accompagner dans ce processus avec la première version de mon accompagnement Indépendance Cannelle. Emélie a connu des injonctions à la minceur dès l’enfance. Elle a enchaîné les pertes et reprises de poids pendant 15 ans, alternant de fortes restrictions et des périodes de compulsions. En 2020, à la suite d’un énième yoyo, elle a pris conscience que ce n’était tout simplement plus possible pour elle de continuer ainsi. Dans cet article de témoignage, vous découvrirez le lien qu’elle fait, en tant qu’hypnothérapeute ayant souffert de troubles du comportement alimentaire, entre hypnose et perte de poids. Elle partage également son désarroi, que tant d’autres rencontrent, en comprenant que son rapport à l’alimentation était problématique… sans pour autant savoir comment faire pour en sortir. Elle terminera enfin par l’importance, à ses yeux, de ce que nous transmettons aux enfants et aux adolescents. Je suis Emélie Terret, j’ai 38 ans et j’ai 2 enfants. Très jeune, mes parents ont commencé à me trouver trop ronde. Vers 18/19 ans, j’ai fait mon premier régime. » Sur 15 ans, j’ai dû perdre 150 kilos et en reprendre tout autant. Je me mettais à ne plus manger du tout pendant X temps, puis à manger énormément pendant X temps. » J’étais persuadée que le fait de ne pas faire attention allait forcément me faire exploser puisque ça m’était déjà arrivé 20 fois ! » Tu sais, c’est encore plus difficile quand tu te rends compte qu’il y a un problème. Tu ne sais pas comment faire. Ce moment de prise de conscience, c’est comme si j’avais sauté sans parachute… » Ce qui m’a aidée, moi, à ce moment-là, ça a été de me dire je lâche ». Là, on a commencé à travailler ensemble, jusqu’au moment, lors d’une séance où je t’avais dit Je ne peux plus. Je ne veux plus aucune restriction ». » Cette paix intérieure, elle laisse plein de place à d’autres trucs ! » Mon corps, je me rappelle toujours de ce à quoi il me sert à être moi et à vivre. Pour ça, je ne le remercierai jamais assez. » Le début des troubles alimentaires dans l’environnement familial – Bonjour Emélie ! – Bonjour Anne ! – Je suis vraiment ravie de recevoir ton témoignage dans mon podcast sur l’alimentation, La pleine conscience du pouvoir ». Nous nous connaissons un peu, puisque tu as suivi la toute première version de mon accompagnement Indépendance Cannelle, fin 2020 et début 2021. Tu fais partie des pionnières parmi les pionnières. 😉 En plus, géographiquement, nous ne sommes pas très loin… Pour l’instant du moins, puisque tu vas bientôt quitter l’Essonne. Tu es donc venue jusqu’à Dourdan pour que nous enregistrions cet épisode de podcast, traitant d’hypnose et perte de poids. Je te remercie d’avoir fait ce trajet et de venir témoigner ici de ton parcours avec l’alimentation. Emélie, est-ce que tu veux bien commencer par te présenter ? – Merci à toi de me recevoir, Anne. C’est vraiment chouette ! 😊 Ces échanges sont toujours intéressants et importants pour moi. Pour me présenter, je suis Emélie Terret, j’ai 38 ans et j’ai 2 enfants. Je suis hypnothérapeute et j’exerce aujourd’hui à Gif-Sur-Yvette. Je déménage prochainement à Saint-Aubin-de-Médoc, au nord-ouest de Bordeaux. – C’est un grand changement qui va avoir lieu avec ce déménagement, pour toi et ta famille ! Emélie, comment souhaites-tu parler de ta relation avec ton alimentation ? Est-ce que l’ordre chronologique habituel te convient ? – Oui, ça me va. 😊 Le rapport à l’alimentation a toujours été un sujet pour moi, au fil de ma vie. Quand j’étais enfant, vers une dizaine d’années, mes parents ont commencé à me trouver trop ronde. Je ne trouve pourtant rien de dramatique quand je regarde les photos ou les courbes des normes… Je n’ai pas souvenir d’avoir eu un médecin qui m’ait dit que j’étais trop ronde. Personne ne me l’a dit… sauf mes parents. Cependant, il faut savoir que j’ai 2 frères et qu’ils étaient très très sportifs. Ils faisaient du judo à haut niveau, mais moi, je n’étais pas du tout sportive. Ça, ce n’était pas du tout accepté par mes parents. Ils voulaient que je fasse du sport. Pour donner un exemple en classe de 4e, mon Papa m’a inscrite de force à l’option sport… Ça illustre à quel point c’était important pour eux que j’en fasse. En plus, à cet âge, j’étais adolescente, donc je grandissais, j’avais des fringales, j’avais faim… Mais je fais partie de cette génération qui devait finir son assiette, par exemple. Du coup, dès cette période-là, j’ai rapidement commencé à avoir envie de perdre du poids. J’en avais d’autant plus envie que j’ai des formes. Je suis faite de cette manière, avec des fesses rondes, du ventre, des hanches… – Et puis tu étais une jeune fille et non pas un jeune homme. Par rapport à tes frères, qui étaient de jeunes hommes, et athlétiques en plus, tu étais forcément différente. Le premier régime et les années de yoyo de poids – C’est ça, j’étais différente. J’étais l’aînée aussi. Ce rapport au corps était compliqué pour moi parce que je me sentais différente de la famille. J’avais le sentiment de ne pas rentrer dans les clous. En grandissant, j’ai très vite quitté la maison parce que j’en avais besoin. Vers 18/19 ans, j’ai fait mon premier régime. C’était un régime hyperprotéiné prescrit par un médecin nutritionniste. Sauf que…. c’était dégoutant ! – C’était un régime hyperprotéiné avec les fameux sachets de poudre, c’est ça ? – Exactement, c’était avec les espèces de poudre. Cette période de restriction a rendu mon rapport au corps encore plus compliqué. Je n’ai plus exactement les dates et les délais en tête… Mais, il y a quelques années, j’avais fait un calcul. Il en résultait que, globalement, sur 15 ans, j’ai dû perdre 150 kilos et en reprendre tout autant. – Ah oui ! – J’ai toujours fait de très très grands yoyos. – Oui, ce devait être des pertes de poids drastiques. – Je perdais 10/15 kilos à chaque fois, et j’en reprenais 20, j’en reperdais 20, etc. – Et cela sur des périodes courtes ? – Oui. Je suis connue pour être une personne assez vive. J’aime bien quand ça va vite et je suis très passionnée. Pour les régimes, je faisais tout à fond, c’est-à-dire que je me mettais à ne plus manger du tout pendant X temps, puis à manger énormément pendant X temps. Ces périodes, au départ, étaient très rapides. C’était, par exemple, 3 mois où je ne mangeais plus, 3 mois où je mangeais énormément, 3 mois où je ne mangeais plus, etc. Au fur et à mesure, elles se sont allongées. Ça devenait quand même de plus en plus difficile avec l’âge. Il y a eu plein d’étapes. Je me souviens par exemple qu’à un moment, j’ai commencé à avoir des douleurs au niveau du ventre. – Ce que nous pouvons comprendre, avec cette maltraitance alimentaire… – Là, j’ai vu une naturopathe, qui m’a conseillé de supprimer le gluten et le lait de vache. Ça a bien fonctionné, en soi ! – Tu n’avais plus mal au ventre ? Les grossesses, entre restriction et compulsions alimentaires – Non, mais je me suis quand même rendu compte que ça rajoutait une contrainte. Puis, j’ai donné naissance à mes 2 enfants. Je vais donner un exemple pour illustrer mon rapport à l’alimentation avant la naissance de mon premier. J’ai eu la malchance d’attraper la toxoplasmose lors d’une grossesse juste avant celle de mon fils et j’ai perdu le bébé à 3 mois et demi de grossesse. Ce fut très douloureux… et ça a réveillé des troubles alimentaires. Je n’arrivais plus à manger. Je ne mangeais plus que certaines choses, sous certaines conditions, si bien que j’ai commencé la grossesse de mon fils à 75 kilos environ et je l’ai finie à 66 kilos. – Ah oui, effectivement ! Ce que tu veux dire, c’est que tu n’autorisais pas à manger certaines choses de peur d’attraper quelque chose qui serait nuisible pour ton bébé, c’est bien ça ? – Ça, c’était ce qui paraissait. C’était ce que je me disais. Mais ce que je crois, c’est qu’à l’intérieur, ça a réveillé d’autres troubles qui me disaient Il ne faut absolument pas que je me prenne trop de poids. C’est bien, j’en perds un peu, mais je m’arrondis au niveau du ventre. Je peux mettre de jolis shorts de grossesse en 36 »… Ça a mélangé les 2 troubles. C’est important pour moi de dire ça. Quand on a des soucis de santé ou des événements de ce genre, il peut y avoir des actions qui peuvent paraître banales, comme supprimer le gluten ou le lait de vache, arrêter la viande, etc. mais qui, en fait, peuvent réveiller des troubles alimentaires. C’est OK de manger avec ces règles dans un certain cadre, je n’ai pas de problème en soi avec le fait de vouloir supprimer le gluten ou d’autres types d’aliments. Mais il faut avoir conscience que ça peut réveiller des troubles. Cette histoire de grossesse m’a marquée parce que j’ai perdu du poids pendant toute la grossesse. Mais elle m’a aussi marquée parce qu’après la naissance de mon fils, il ne dormait pas, j’ai allaité et je faisais partie de ces femmes qui avaient faim. – Ce qui est logique ! – Bien sûr ! Du coup, j’ai repris du poids. Question estime de moi, c’était compliqué aussi, du coup. J’ai la chance d’être mariée et d’avoir un mari très bienveillant et accueillant là-dessus, donc ça a été. Mais ce fut quand même beaucoup d’émotions qui se sont bousculées. – Et accumulées aussi, j’imagine. – Oui. J’ai également ressenti énormément de stress pendant cette grossesse. Je ne connais pas grand monde ayant perdu 6 kilos pendant sa grossesse, et qui, du coup, en a perdu 12 après avoir accouché… – Non, en effet. Les médecins ne s’alertaient pas de cette perte de poids ? Comment géraient-ils ça ? – Ils ne sont pas alertés, non. Bébé grandissait bien, donc ils me disaient que Tout va bien, vous étiez en surpoids avant donc tout va bien. ». – Ah oui d’accord… C’était presque tant mieux pour vous », en fait… – Même mon médecin m’encourageait ! À un moment, je me suis quand même inquiétée, je me suis dit que mince, ce n’est quand même pas normal… » et j’en ai parlé à mon gynéco. Mais il m’a répondu Non non, bébé grandit bien, tout va bien. Il y a des femmes qui perdent du poids pendant leur grossesse, ça arrive. ». Ce n’était pas inquiétant pour eux. – C’est-à-dire que tant que bébé va bien, maman va suivre. – Exactement. Mon fils pesait 3,4 kilos à la naissance, à 3 semaines du terme, donc il n’y avait pas d’inquiétude à avoir. De plus, je ne suis pas arrivée en sous-poids non plus. C’est sans doute plutôt ça qui aurait pu être surveillée, si c’était arrivé. Ce qui me surprend, moi, par rapport à ça, c’est le rapport à l’alimentation de mon fils, qui est quand même assez particulier aujourd’hui. Il ne mange pas beaucoup. Causalité ou observation…? Mais pour le moment, il n’a encore que 8 ans et il n’a pas de difficulté là-dessus. Ça reste quelque chose de sensible et nous sommes vigilants, mais ça va. Pour ma seconde grossesse, quand je suis tombée enceinte de ma fille, à contrario c’était plutôt la vie est belle ». J’ai profité à fond ! Mais ce n’était quand même pas sain. Je mangeais beaucoup, beaucoup, avec des pensées telles que je me suis restreinte pendant ma première grossesse, je ne vais pas me restreindre pour celle-là ». Du coup, j’ai pris beaucoup de poids, mais en même temps, c’était une grossesse… – Je lisais justement il y a peu quelques posts sur Instagram sur cette autorisation conditionnelle de manger pendant la grossesse. Ça parlait des femmes qui se disent Pendant la grossesse, c’est OK d’avoir un gros ventre, c’est même valorisé ! Alors allons-y ! », ou encore le fameux C’est pour le bébé ! ». Il y a vraiment une notion de permission conditionnelle de manger, avec un esprit de se lâcher, mais dans l’optique de se reprendre à la fin, comme un long dernier repas avant le régime. C’est bien ça que tu décris ? – Oui. Mais j’ai allaité ma fille très longtemps, pendant 2 ans. Le phénomène fut le même que pour mon fils j’avais faim, j’avais faim ! Et puis j’ai eu 2 enfants en 20 mois… – Ah oui, les naissances de tes enfants sont très rapprochées ! – Oui, donc c’était très sport ! En plus des grossesses rapprochées, j’avais 2 enfants qui avaient tous les 2 besoin d’attention, qu’on s’occupe d’eux, qui dormaient peu tous les 2, qui se réveillaient énormément, etc. À l’époque, j’étais manager dans une grosse boîte, donc je travaillais beaucoup, en plus de peu dormir et d’avoir des enfants en bas âge. C’était vraiment sport et je mangeais beaucoup pour compenser. J’avais faim tout le temps. J’avais beaucoup de compulsion aussi… Elles existaient depuis le moment où je suis partie de chez mes parents. J’en avais aussi avant, mais ce n’était pas aussi intense que ça a pu l’être après. Le dernier régime et la vente de produits de minceur – Ça me fait repenser à ce que tu nous décrivais de ces périodes où tu ne mangeais pas. Cette alternance de restriction et de compulsion avait toujours existé, n’est-ce pas ? – C’est ça, tout à fait. Ensuite, il y a eu une grosse étape en 2018. Ma fille avait 2 ans, j’avais envie de perdre du poids et j’ai refait Weightwatchers©. J’avais déjà fait ce régime 3 ou 4 fois avant, je connaissais ça par cœur. J’ai donc resuivi ce programme et ça a super bien marché ! J’ai perdu 25 kilos. J’ai fini et je crois que c’est important d’en parler, par un accompagnement avec un MLM. Il y en a qui vendent des produits de régime. – Précisons peut-être ce qu’est un MLM ? – C’est du marketing de réseau, comme Tupperware© par exemple. Les vendeuses créent du lien avec nous, pour pouvoir nous accompagner et ça répondait à mon besoin, qui était celui de continuer à perdre du poids. Ensuite, j’ai pris une licence chez eux et je suis devenue vendeuse pour proposer leurs produits à mon tour. Bien sûr, nous proposons les produits qui correspondent à ce que nous montrons. – Et oui… Je vois où tu veux en venir. 😉 – On rentre dans un système qui nous fait nous montrer, nous qui perdons du poids et qui mettons en place des choses pour ça. Ainsi, nous donnons envie aux personnes qui nous regardent de perdre du poids et d’acheter les produits. Je crois que cela a encore amplifié le phénomène chez moi. Je me montrais perdre du poids et j’observais cette réaction ultra valorisante Wouahou ! Tu es belle ! Tu m’inspires ! »… Sauf qu’en fait, quand j’ai commencé à prendre du recul là-dessus, j’ai réalisé que j’étais retombée dans des restrictions fortes, très fortes. Dans ma famille, on aime bien manger, faire l’apéro, etc. Et je ne parle pas d’alcool, mais de moments festifs où on grignote ce qui se trouve sur la table. Ces moments-là devenaient angoissants, du coup. À l’idée d’aller au restaurant, je ne mangeais pas ou très peu pendant les 2 jours avant. Je ne prenais que des fruits et des légumes parce que ce repas-là, au restaurant, était important. Au final, je n’en profitais même pas puisque j’étais dans l’angoisse à l’idée de prendre des kilos. À cette époque, j’étais persuadée que le fait de ne pas faire attention allait forcément me faire exploser puisque c’était déjà arrivé 20 fois ! Et j’exagère à peine. – Bien sûr… Si tu lâchais la restriction qui était en place, il y aurait forcément cet effet rebond. – C’est ça. J’avais une peur panique de ces situations et elles venaient alimenter cette partie de moi qui voulait absolument maîtriser. Je crois qu’il y avait de ça, il y avait une part de besoin de contrôle. – Oui, je vois bien à ta gestuelle que c’était serré, très crispé. Hypnose et perte de poids changement de métier et de façon de voir les choses – À la même époque, je vivais du harcèlement au travail. J’étais en dossier CHSCT pour risque psycho-social au travail. Toujours à la même période, j’ai découvert qu’hypnose et perte de poids pouvaient aller de pair… J’en ai donc fait dans ce but, histoire de tout maîtriser de partout. 😉 Mais, ce qui fut positif dans cette période, c’est que j’ai découvert l’hypnose. J’ai décidé de m’y former et là, ça a comme tout ouvert. J’ai compris plein de trucs. J’ai commencé à comprendre que mon mécanisme n’était pas le bon. En 2018, avec tout ce dont j’ai parlé, j’ai quand même perdu 34 kilos, au total. – C’est beaucoup, oui. – Mais ce n’était pas la première fois que j’arrivais à ce niveau-là. Bref j’ai arrêté le MLM, car je m’étais rendu compte que c’était négatif pour moi. – Tu as eu une prise de conscience. – Oui. J’ai tout lâché et j’ai lancé mon activité un peu après, en tant qu’hypnothérapeute. Pendant cette période, j’ai commencé à mieux me comprendre, grâce aux formations que j’ai suivies, pour l’hypnose mais aussi pour le coaching, le MBTI, l’accompagnement des enfants et des ados… J’ai fait plein de formations et bien sûr, en les suivant, on découvre aussi des choses sur soi ! Ça ouvre plein de portes. – Et oui, c’est un processus thérapeutique parallèle. – C’est ça. Je me suis alors sentie plus prête à me dire qu’il fallait que je sorte de ça… mais en même temps, j’étais sans outil. – Tu avais fait le constat que ça ne te convenait plus. Tu voyais les mécanismes qui s’étaient mis en place, depuis longtemps. Mais tu te demandais Je fais quoi ? Je fais comment ? ». – J’avoue que j’étais un peu paumée. C’est encore plus difficile quand tu te rends compte qu’il y a un problème et que tu ne sais pas comment faire. J’accompagne aujourd’hui 2 ou 3 personnes qui sont dans ce cadre-là. Ils voient ce qu’il se passe et ça crée de la culpabilité, des émotions énormes. C’était presque douloureux. Comment m’en sortir ? J’étais encore appuyée par le regard de la société qui me pesait depuis des années, et même encore maintenant. J’ai vu ma grand-mère il n’y a pas longtemps. Je l’ai vue, nous nous sommes embrassées et je sais bien que ce n’est pas malveillant de sa part, mais elle m’a dit Quand même Emélie, avec le métier que tu fais, tu pourrais te soigner pour perdre du poids. ». C’est ça à chaque réunion de famille, à chaque regard. – Et oui… Tes ascendants sont restés dans la peur d’être gros. – Mes parents sont aussi rentrés dans une espèce d’orthorexie, qui est terrible. Ils ne mangent plus de gluten, plus de lait de vache, seulement des poissons spécifiques, etc. Maman fait des efforts maintenant, mais quand on va chez mes parents, on mange souvent des légumes à la vapeur avec du poisson à la vapeur. Elle s’est acheté un four-vapeur et il n’y a plus que ça qui compte. C’est une alimentation qui est très restrictive et c’est très compliqué pour eux de comprendre. Mais c’est caché, comme je le disais tout à l’heure, sous des restrictions qui, au départ, sont censées être positives pour la santé. J’entends, effectivement, que réduire le gluten puisse faire du bien au corps pour des raisons données… – Si tant est que ça nous fasse effectivement du mal. – En effet. Pareil pour le lait de vache et d’autres aliments. Je peux entendre qu’il puisse y avoir des allergies et des difficultés à certains niveaux, mais ce qui est important pour moi, c’est de faire attention à où ça mène. – Où ça mène pour la santé mentale. Nous en revenons toujours là ! – Voilà. Pour revenir à mon histoire, nous en étions arrivées à 2019/2020. J’avais repris tout le poids que j’avais perdu en 2018, et ça s’est fait relativement vite, comme d’habitude. 😉 Je me suis dit qu’il fallait vraiment que je trouve une solution pour me sortir de là. C’est là, en 2020, que nous avons commencé à en parler toutes les 2 sur Instagram. 😊 La dureté de constater ses troubles alimentaires sans savoir quoi faire – Je me permets de revenir un peu sur ce moment où tu fais ce constat, où tu ouvres les yeux et constate ce qu’il se passe, mais sans savoir quoi faire avec ça. Tester le duo hypnose et perte de poids t’avais permis d’avoir une prise de conscience, maintenant il s’agissait de trouver une solution. Je trouve important que tu précises qu’effectivement que c’est un moment très inconfortable. Tu as évoqué aussi la culpabilité que ça peut engendrer. De quoi était-elle composée ? Qu’est-ce que ta tête te racontait ? – Ma tête me disait Tu as plein d’outils ! Tu fais de l’hypnose, tu es coach… Tu devrais savoir traiter ça, tu devrais savoir t’hypnotiser pour le gérer ! Les autres y arrivent. Pourquoi pas toi ? ». J’avais aussi une pression par rapport aux tailles de vêtements dans les magasins. Quand on ne trouve que des tailles jusqu’au 44/46, et encore car ce n’est pas partout et ce ne sont pas toujours des vêtements bien taillés… Tu ne te sens pas forcément très bien. J’ai une morphologie assez méditerranéenne, c’est-à-dire que je suis plus large au niveau du bassin, ce qui augmente la difficulté à trouver des vêtements adaptés, dans lesquels je me sens bien. Dans les années 90/2000, il y a eu la mode des pantalons tailles basses par exemple… Ça, c’était impossible pour moi ! Ça a été compliqué ! Mais revenons-en 2018, car s’habiller est compliqué pour moi depuis toujours. D’autant plus que perdre du poids de cette manière-là augmente encore la complexité de l’habillement. Je me souviens que dans les périodes où j’avais perdu du poids, je m’achetais des vêtements en 40, 38 et 36. Et oui, parce que j’étais convaincue que j’allai arriver au 36. Puis venait le moment où je rebasculais en 38, puis en 40, puis en 42 et en 44… Je peux encore ressentir la tristesse que ça générait. Ça me donnait le sentiment d’être une incapable Les autres y arrivent et pas moi. ». À un moment, j’avais même décidé d’arrêter d’en parler à mes copines, car personne ne me comprenait. Elles me disaient Moi, de toute façon, le soir, je ne mange qu’une soupe ou un gaspacho. Comme ça, j’arrive à maintenir mon poids. ». Moi, je n’y arrivais pas, ce n’était pas possible ! – Et non… – Les enfants commençaient à dormir mieux, mais ce n’était pas encore évident donc il y avait de la fatigue. C’est aussi à ce moment que j’ai quitté mon job en CDI et créé ma boîte. Nous sommes mariés, parents de 2 enfants et propriétaires d’une maison, donc il fallait que ça rentre ! Ça générait de l’angoisse. Du coup, ça amenait encore plus de compulsions. La restriction que j’avais vécu avant amplifiait ça. D’un côté, je repérais ce qu’il se passait. Je l’observais, je le voyais. Mais d’un autre côté, bon sang, je ne pouvais pas l’accepter ! C’était difficile ça. Je me demandais aussi de quoi j’allai avoir l’air. Il y a eu une période où ma grosse angoisse, ça ressemblait à Il y a des gens qui viennent me voir en hypnose pour aller mieux… Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ? ». – Je comprends. Qu’est-ce que ça dit de moi, dans cette société grossophobe ? ». – D’ailleurs, je le vois encore aujourd’hui, même si je le vis super bien maintenant. J’accompagne des enfants et des ados et il n’y a pas longtemps, il y a une ado qui est venue pour une problématique de poids et j’ai bien remarqué le regard de la maman quand elle m’a vue. Je me suis tout de suite dit Oula… ». Ceci étant, j’ai quand même expliqué le cadre dans lequel je travaille. Nous en parlerons peut-être en détails tout à l’heure, mais je ne travaille plus du tout sur des restrictions. C’est quelque chose qui n’est plus possible pour moi. – Et oui, ce serait un conflit de loyauté envers toi-même. – C’est ça ! Même si j’accueille le fait qu’on ait envie de perdre du poids. Socialement, ça me semble complètement normale et je ne néglige pas cette souffrance. Mais, malgré tout, c’est important pour moi de mettre ça en lumière. Pour revenir sur ce que tu disais ce moment de prise de conscience, c’était comme si j’avais sauté en parachute. C’était un grand je ne peux pas ». Mentalement, physiquement, je ne pouvais plus me restreindre. Je voyais que ce n’était plus possible, mon corps, mon cœur, mon esprit hurle quand je me restreins. Des expériences autour de l’alimentation pour mieux se comprendre – Nous arrivons donc à fin 2020, quand nous avons commencé à en parler ensemble. 😊 – Oui ! Nous avons travaillé sur mon rapport avec l’alimentation, au travers de plein d’outils. À l’époque, je me renseignais beaucoup sur le jeûne intermittent. J’essayais de trouver des solutions qui me semblaient être moins restrictives. Nous avions travaillé avec pas mal d’expériences, pour observer comment je vivais le fait de manger moins de sucre, ou le fait de manger de telle ou telle manière. Jusqu’au moment où nous avons fait une séance individuelle, car il y en avait à l’époque. – En effet, on travaillait presque exclusivement de façon individuelle dans la première version de mon accompagnement Indépendance Cannelle. – Lors de cette séance, je me souviens t’avoir dit Je ne peux plus. Je ne veux plus aucune restriction. Zéro. ». – Tu venais de refaire l’expérience de ce que ça génère chez toi. – C’est ça. Ce n’était plus du tout OK pour moi. Ce sont les expériences, les tests, qui ont mis la lumière là-dessus une fois de plus. À quel moment je sais que je ne veux pas griller la vitesse sur l’autoroute ? Ça peut être le moment où je me fais choper, où j’ai un accident, bref c’est le moment où quelque chose me faire me dire stop ». Je crois que c’est ce phénomène qui a eu lieu j’ai testé, fait des expériences et j’ai senti que là, ce n’était plus possible. Ce travail a été chouette pour moi, car j’ai pu réaliser que ce n’était que des expériences. Ça ne disait pas ce que je devais être ou faire, c’étaient juste des tests. C’était comme si j’avais tenté de marcher à un pied, constaté que ça ne fonctionnait pas et réessayé à 2 pieds. Il s’agissait vraiment de chercher des solutions. – Pour trouver ce qui te va À TOI. – C’est ça. Ce qui fut salvateur, pour moi, à ce moment-là, grâce à ton accompagnement, ça a été de me dire Je lâche, vraiment. ». J’ai plein de clientes qui me disent que c’est dur C’est difficile parce qu’on me dit de lâcher-prise depuis 40 ans mais je n’y arrive pas ! ». – L’injonction à lâcher-prise est terrible oui ! 😉 – Et oui ! Mais sans forcément rentrer dans cette injonction-là, on peut aussi se demander Quelle est ma priorité là, maintenant ? Est-ce que c’est de faire attention à mes calories et à ce que je mange ou est-ce que c’est de partager un temps avec ma famille, peu importe ce que je mange ? ». Je crois qu’il y a quelque chose qui a glissé dans ce sens-là, pour me permettre de me dire que c’est OK de manger et c’est OK de se faire plaisir. À l’époque, j’ai aussi travaillé l’alimentation intuitive au travers de plein de choses et ça m’a permis de vraiment réaliser qu’on peut avancer et accepter qu’il est possible de se laisser le droit de manger. En plus, cette paix intérieure laisse place à beaucoup d’autres possibilités ! – Et oui ! Quand nous ne sommes plus obnubilés par toutes ces questions, nous avons plus d’espace mental pour le reste ! Quand tu dis que quelque chose à lâcher en toi, je retiens cette notion de permission inconditionnelle de manger. Ce n’est plus juste pendant la grossesse », juste pendant l’allaitement », ni je m’y remets lundi » ou autre… Laisser derrière toi ce genre de fonctionnement fut compliqué et j’aime la façon dont tu as expliqué qu’il a fallu que tu repasses par certaines expériences pour pouvoir vraiment te dire et réaliser que cette spirale restriction-compulsion n’était plus possible. Tu l’as réexpérimenté pour réussir à te dire que ce n’était plus de ça dont tu avais besoin et envie et que même ton corps te le criait. – Oui, pour moi c’est vraiment physique, cette histoire. Je l’ai un peu vécu comme une reconnexion au corps. Jusqu’à maintenant, je n’étais pas vraiment dans mon corps. Je crois d’ailleurs que nous avions travaillé ça ensemble, que je t’avais expliqué que je ne ressentais pas mon corps. – Oui, tu le disais souvent. L’importance de ce que nous transmettons aux enfants – Je ne sentais pas ce qu’il se passait… alors qu’en fait, c’est lui qui sait. Ça aussi, ça compte dans le fait que je ne peux plus me restreindre. J’ai récemment vécu une expérience rigolote d’ailleurs ! Nous étions partis en week-end en famille à Deauville et nous faisions un brunch. Dans ce brunch, il y avait des viennoiseries en forme de cube. J’en avais pris une et elle était délicieuse ! Elle était très aérienne, très bonne. Une fois finie, mon mari me dit Regarde ! Il en reste une ! Tu peux peut-être la prendre pour l’emmener ! 😉 ». Là, dans ma tête, j’ai retracé le mécanisme que j’avais compris J’ai le droit de manger, inconditionnellement et quand je le veux. Mais en fait, comme j’y ai droit, je n’en ai pas envie. ». Ça, ce fut une drôle d’expérience parce que je me suis sentie passer du Oh ouai je vais le prendre ! » très compulsif au rappel Oui, je peux le prendre, mais d’une je n’en ai pas envie tout de suite et de 2 peut-être que dans 2 heures, si j’ai de nouveau faim, j’aurai peut-être plutôt envie d’un éclair à la vanille ou d’autre chose. Donc non, je ne vais pas le prendre pour peut-être le jeter plus tard. Je vais le laisser car je n’en ai pas besoin. ». Je ne sais pas si ça se sent quand je le raconte, mais j’ai vraiment ressenti le lâcher-prise. – Tout à fait ! C’est vraiment ça que beaucoup d’entre nous décrivent dans leurs prises de conscience au travers d’expériences. Il s’agit vraiment de ne pas ressentir le changement que sur un plan intellectuel, mais de le ressentir aussi physiquement, émotionnellement, dans toutes les dimensions de nous-même. Nous sommes nombreux à avoir expérimenté ce non en fait, je peux en remanger quand je veux, mais je ne vais pas en reprendre parce que je ne peux pas savoir à l’avance si j’en aurai envie ou pas. ». – Ce fut très marquant pour moi. Je pense que ce qui m’a aussi beaucoup aidé et dont je n’ai pas encore parlé, c’était la motivation du début de notre accompagnement toutes les 2, à savoir l’image que je donne à mes enfants. – Exact ! – Ça, c’était très important. J’en ai un peu parlé tout à l’heure j’ai un petit garçon et une petite fille de 20 mois de moins que lui. Mon fils est tout fin et ma fille pèse 5 kilos de plus que son frère, pour la même taille. Ce ne sont pas du tout les mêmes morphologies et ce fut visible dès le début. Arthur était plus long dès la naissance, alors que ma fille était plus ronde. En plaisantant, j’appelais mon fils mon petit singe » parce qu’il était long et anguleux, et ma fille mon petit marcassin », parce que c’était un petit poids. Puis j’ai eu peur de leur transmettre les problématiques que j’ai rencontrées. Je ne voulais pas de ça. – Et oui, car c’est exactement ce que tu as vécu avec la différence de physiologie entre tes frères et toi. Tu as vu ça se reproduire avec tes enfants. – C’est ça. C’était hors de question pour moi qu’ils voient leurs parents au régime et c’était hors de question qu’ils aient des restrictions et des idées de restrictions. J’ai refusé ça en bloc… mais, encore une fois, c’était un constat face auquel je me sentais sans outils. Comment pouvais-je faire ? Ce sont ces solutions que m’ont données ton accompagnement, l’alimentation intuitive et toutes les évolutions et expériences que je me suis autorisée à vivre. Dans l’alimentation intuitive, on nous propose et nous préconise de tester, par exemple, de manger tous les matins, ou en tout cas régulièrement, un aliment dont nous avons envie. Moi, j’ai réalisé qu’en fait, je n’avais pas envie de ça. Alimentation, hypnose et perte de poids la situation actuelle – Tu étais déjà plus loin dans le processus ! Notre accompagnement toutes les 2 a pris fin en mai 2021, il y a un peu plus d’un an. Où tu en es, aujourd’hui ? – Je me sens beaucoup plus sereine par rapport à l’alimentation. Je me sens détendue sur le sujet et j’accueille mes envies. En ce moment, c’est burrata-tomates. 😉 Mon mari a compris que j’avais des envies comme ça, qui duraient un temps et c’est OK pour lui aussi d’accueillir ça. Si j’ai envie de manger de la burrata 4 fois dans la semaine… on s’en fou ! C’est moi que ça regarde et ce n’est pas un problème. Je ne l’impose pas forcément aux autres par contre, je fais attention à ça. – Bien sûr, car c’est ton envie à toi. C’est chouette de pouvoir la suivre ! – Parfois, ces envies sont marrantes car elles concernent des aliments dont je ne pensais pas avoir envie, comme des carottes, par exemple. Carottes râpées, carottes cuites, peu importe, mais des carottes ! À d’autres moments, ce sont d’autres types d’aliments. J’ai également remarqué que j’ai appris à accueillir mes envies… mais aussi mes non-envies. Il y a des non-envies qui m’ont menées à des troubles alimentaires et avant, je refusais ces non-envies. Cela a changé. En ce moment, par exemple, je mange moins de viande. Je n’ai plus envie de viande. Mais ce n’est pas une histoire de perdre du poids ni de maîtriser quelque chose. C’est juste que je n’en ai pas envie, donc j’en mange moins, sans pour autant me coller une étiquette. Je mange juste ce dont j’ai envie quand j’en ai envie. En résumé, j’ai un rapport à l’alimentation beaucoup plus serein. À une certaine époque, si on partait en week-end, j’avais besoin de savoir exactement là où nous allions manger. Ça pouvait m’angoisser avant même de partir. Je me demandais si nous pourrions manger correctement, si nous pourrions avoir ce que nous voudrions, etc. Maintenant, je m’en fiche ! On trouvera forcément un truc à manger, ce n’est pas grave. Il n’y a plus de contrainte ni de rendez-vous raté ». Pendant les périodes où je faisais attention à ce que je mangeais, il y avait quand même des moments où je m’autorisais à me faire plaisir. Dans ce moment-là, si j’étais finalement déçue, j’avais l’impression d’avoir raté un truc, d’avoir gâché des calories pour un truc pas bon. Ça, ça pouvait prendre une grande ampleur ! Maintenant, ça n’existe plus du tout. Si je vais au resto et que ce n’est pas très bon, ce n’est pas très grave. Il y en aura un autre, un autre jour. Tout va bien quand même. 😊 Du coup, c’est beaucoup plus serein et posé. D’ailleurs, ça marche à tous les niveaux de ma vie. Ça marche pour l’alimentation mais aussi pour les envies sportives, les envies de sorties, etc. Je suis vraiment revenue à mes besoins de façon large. – Cette permission et ce lâcher-prise se sont diffusés dans toutes les sphères de ta vie. C’est bien ça ? – Exactement. 😊 Il est aussi important de dire que, dans le cadre du déménagement, j’ai dû me peser, ce que je n’avais pas fait depuis 1 an et demi… C’était un peu bizarre de le refaire et j’avais un peu d’appréhension. Ce n’était pas évident. – Ça réveille quand même des choses, la balance… – Mais j’ai pu constater que je n’ai pas pris 1 gramme ! Enfin 1 gramme, je n’en sais rien, puisque je suis une femme et que j’ai donc des variations de poids… 😉 Mais en tout cas, je pesais environ le même poids qu’il y a un an et demi. Je n’ai pas grossi depuis plus d’un an alors que je mange ce que je veux comme je veux et quand j’en ai envie. – Hé oui, c’est possible ! 😊 – Par contre, je n’ai pas encore repris le sport. C’est quelque chose que j’aimerais vraiment et j’en ai besoin. Je le ressens. Jusqu’à maintenant, c’était plus flou disons, mais maintenant, je pense que c’est quelque chose que je vais rapidement remettre en place. J’ai du mal à tenir en général, mais je pense qu’avec tout ce que j’ai vécu, ça devrait mieux se passer. – Peut-être d’ailleurs que ce n’est plus une question de tenir », mais d’en avoir envie. 😉 – Oui, c’est ça ! – On entend le besoin de ton corps, on entend que tu commences à le sentir comme un besoin. – Oui tout à fait ! Je parle du côté tenir » parce que je suis la reine pour m’inscrire à une activité en septembre… et y aller jusqu’en novembre. Arrivée en décembre, c’est fini, je n’y vais plus. Ça, ça m’embête un petit peu. C’est dans ce sens que je dis tenir », ce n’est pas dans le sens de faire du sport pour faire du sport, par obligation. Il s’agit de tenir sur la durée un engagement dont j’ai envie. Évolution du rapport au corps et à l’image corporelle – Je comprends ! Il s’agit aussi, du coup, de trouver l’activité qui te correspond. Comment tu vis les choses pour ce qui est de ton rapport au corps ? – Je ne te cache pas qu’il est clair que je ne corresponds pas parfaitement à ce que je voudrais être. Ça, c’est quelque chose qu’il faut accepter aussi. Je ne fais pas un 36-38 comme j’en aurai bien envie. Ce serait quand même plus facile à vivre pour moi, mais ce n’est pas le cas. Cependant, c’est OK pour moi car je me rappelle en permanence ce à quoi mon corps me sert. Il me permet d’être debout, d’être vivante, de faire des câlins à mes enfants, d’exercer mon métier pour accompagner des gens à aller mieux, d’être moi… Pour ça, je ne le remercierai jamais assez. Il y a une vidéo que j’aime beaucoup regarder Mon petit corps », de Marion Seclin. Je la recommande à ceux qui ne la connaissent pas. 😉 Elle y parle de son corps. Elle explique qu’elle, elle est dans la norme mais qu’elle a quand même le droit d’avoir des complexes. Elle dit aussi que malgré tout, c’est chouette qu’il soit là, ce corps. Je la regarde souvent car elle me fait du bien. Elle me rappelle que mon corps, il est là pour ça et qu’en fait, il y a aussi des tenues dans lesquelles je me sens bien et belle. C’est important pour moi de revenir à ça. Certes, j’ai arrêté les maillots de bain à la mode qui montrent la moitié des fesses parce que je n’aime pas ça. Je respecte que d’autres aiment, mais moi je me sens mal à l’aise dedans, donc je trouve des vêtements qui sont adaptés à moi. Je mets de plus en plus de choses en place pour en porter. Il y a peu, j’ai été heureuse d’avoir acheté plein de vêtements pas trop chers dans l’optique de perdre du poids un jour… Je n’avais pas encore perdu ce réflexe-là. Mais j’ai commencé à accepter qu’en fait, je suis bien comme je suis. J’ai réalisé que je peux aussi acheter des vêtements peut-être un peu plus chers, mais plus éthiques, plus écologiques et qui, en même temps, me conviennent parce qu’ils sont adaptés à ma morphologie et à mes goûts. J’aime ce qui est coloré, ce qui a du peps, ce qui est original, etc. Ça va avec ma personnalité ! – Oui, c’est tout toi ! Ce que ça m’évoque, c’est que même si ce n’est pas l’idéal que je m’étais imaginé, je suis suffisamment en paix avec l’image que j’ai de moi et avec mon corps pour investir dedans. Je l’aime suffisamment pour le respecter, en prendre soin et le choyer, comme une forme de remerciement pour ce qu’il m’apporte et me permet au quotidien. Dans ce sens-là, je peux, en accord avec mes valeurs et ce qui est important pour moi, acheter des vêtements plus chers, mais éthiques et de qualité, parce que je le vaux bien », j’ai envie de dire. 😉 – C’est ça. Je le mérite, je le vaux bien et j’ai envie de m’offrir ça parce que je suis plus en paix avec moi-même et je me sentirai encore mieux dans des vêtements qui me vont bien, qui sont bien taillés et adaptés à qui je suis. C’est important pour moi. En résumé, il y a beaucoup plus de paix et de sérénité dans mon rapport à mon corps. Je me suis trouvée, en fait ! Je le vis et le vois un peu comme une rencontre. – Emélie rencontre Emélie » ! 😉 – C’est ça ! Comme je l’ai un peu évoqué tout à l’heure, ça teinte mes accompagnements. Beaucoup de gens viennent ont envie de tester le combo hypnose et perte de poids. C’est un peu le fonds de commerce de l’hypnose, avec le tabac. Mais c’est marrant, je ne traite ni l’un ni l’autre. 😉 J’en accompagne bien sûr, mais ce n’est pas ma priorité. En 3 ans d’accompagnement, je crois que j’ai fait seulement 5 arrêts de tabac. Pour le poids, maintenant c’est très clair qui que soit que j’accompagne, je dis clairement que je n’accompagnerai pas à perdre du poids. Je les accompagnerai pour être en paix avec leur corps et avec leur alimentation. Ça oui, c’est OK pour moi. Je dis toujours que travailler sur la perte de poids, ce serait comme si je rasais le haut de l’iceberg. Ça ne règle pas le problème et c’est important pour moi de le dire. Ça fait fuir des clients bien sûr, mais je préfère ça. – Évidemment, ils ne travailleront pas avec toi si ce n’est pas ce qu’ils cherchent. – Exactement. À côté de ça, ça peut aussi ouvrir une porte à certains et leur faire réaliser qu’ils ont la possibilité de procéder autrement, sans porter de jugement sur ce qui est bien » ou non. Le mot de la fin autour de la transmission, l’hypnose et la perte de poids – Emélie, je vois qu’il est bientôt le moment de se quitter. Est-ce qu’il y a un dernier message sur lequel tu aimerais conclure ? – Je l’ai déjà évoqué mais j’ai envie de le redire la transmission aux enfants et aux adolescents est importante pour moi. Nos enfants et nos ados nous surprennent. Ils vivent dans le même monde que nous… mais pas tout à fait. Ils sont dans un monde où tout va très vite, où on accède à plein de choses très vite et selon ce qu’ils regardent et voient, ils ont des envies et des représentations du corps qui sont particulières. Mon petit garçon, qui a 8 ans m’a dit il n’y a pas longtemps Pour perdre du poids, il faut sauter des repas. ». Vu l’histoire que je viens de raconter, tu te doutes bien que ça m’a fait bondir à l’intérieur. D’où est-ce que ça vient ? Ça vient de l’école, du monde dans lequel on vit, de l’extérieur, etc. Ce qui est important pour moi, c’est de leur donner la possibilité de réaliser que nous sommes tous différents. En plus, ça marche pour tout ! Nous acceptons que la sexualité ne soit pas la même pour tous, nous acceptons que nous n’ayons pas tous la même couleur de peau ou de cheveux… Acceptons aussi que nous n’avons pas tous le même corps ! Nous sommes différents et c’est important de le réaliser et de l’accepter. C’est vraiment quelque chose d’essentiel pour moi dans l’accompagnement des enfants. J’ai encore des parents qui m’amènent leur enfant ou leur ado en me disant Il faut l’aider à perdre du poids là, ce n’est plus possible… ». Mais à quel prix et comment ? Est-ce que c’est vraiment OK, comme façon de faire ? En effet, l’hypnose pour la perte de poids peut amener des résultats… mais ils ne dureraient pas, parce que ce n’est pas bon pour la personne. Si je dois finir par une seule chose, j’ai envie de finir là-dessus apprenons aux enfants que le rapport à l’alimentation peut être sain, serein, apaisé, avec des trucs pas très bons » et des trucs très bons ». Apprenons-leur même qu’en fait, il n’y a pas de trucs pas très bons, même si socialement on tend à nous apprendre l’inverse, avec le nutriscore par exemple. Revenons à nos besoins primaires et ça aidera nos enfants. Ça aide dans plein de domaines, d’ailleurs ! Ça peut aider pour le consentement, pour apprendre à dire non à quelque chose ! Si je m’écoute, si je réponds à mes besoins, je sais dire non quand je ne veux pas. Ça ouvre des portes… – Les encourager, en tant que parents, éducateurs, à rester fidèles à eux-mêmes et à leurs besoins. C’est un sacré défi, à plus forte raison pour les adolescents, très exposés au besoin de se conformer aux attentes des autres. C’est très précieux de leur transmettre ça, je te rejoins complètement, évidemment ! Je te remercie beaucoup, Emélie, d’être venue témoigner dans mon podcast sur l’alimentation, La pleine conscience du pouvoir ». Je te souhaite un bon déménagement et une bonne installation dans le Bordelais ! Si certaines personnes souhaitent te contacter, quel est le moyen le plus simple pour toi ? – Vous pouvez me retrouver sur mon compte Instagram, sur mon compte Facebook ou sur mon site internet ! 😊 Si hypnose et perte de poids commençaient à vous trotter dans la tête, j’espère que ce témoignage vous aura inspiré ! Je vous le souhaite aussi si vous ne vous sentez pas bien avec votre image corporelle et/ou avec votre alimentation. Si, comme Emélie, vous êtes à la recherche d’aide et d’outils pour avancer sur ce chemin, échangeons ensemble via mon compte Instagram.
mon mari ne comprend pas ma fatigue grossesse